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Les femmes vendeuses de fruits et légumes, récemment déguerpies du marché d’ENTAG, dans la commune urbaine de Tombolia, ont tenté de manifester ce mercredi, 11 février 2026, pour dénoncer leur situation. À travers cette mobilisation, elles entendaient exprimer leur colère face au déguerpissement dont elles disent être victimes et interpeller les autorités afin qu’une solution durable leur soit proposée. La situation a fini par générer avec l’intervention des forces de l’ordre, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.
La manifestation des femmes en colère a été rapidement interrompue par les forces de l’ordre. Les agents de sécurité sont intervenus pour disperser les manifestantes à l’aide de gaz lacrymogènes, empêchant ainsi la poursuite du mouvement.
Parmi les victimes figure Adama Sira Barry, qui explique que les personnes déguerpies sont majoritairement des femmes en situation de grande précarité. Elle affirme que l’absence d’alternative les plonge dans une détresse quotidienne.
Adama Sira Barry, vendeuse de fruits à Entag victime de déguerpissement« Nous vendons des fruits ici. Mais depuis qu’ils sont venus nous déguerpir, nous n’avons même plus d’endroit où nous installer. Dès que nous étalons nos marchandises, les policiers viennent tout renverser par terre. À l’intérieur du marché, il n’y a plus de place, tout est construit et occupé. Beaucoup d’entre nous ont des enfants à charge, certaines sont veuves, d’autres ont des maris sans emploi. Rester à la maison sans travailler, ce n’est pas possible. Nous demandons simplement au gouvernement de nous aider, au nom d’Allah, en nous trouvant un endroit où nous pouvons vendre nos fruits et légumes et subvenir aux besoins de nos familles », a-t-elle plaidé.
Dans le même esprit, Hadja Assiatou Fofana a lancé un appel pressant aux autorités guinéennes, les invitant à tenir compte de la situation sociale de ces femmes.
Hadja Aissata Fofana, victime de déguerpissement au marché d’Entag« Nous comprenons que les autorités cherchent à assainir et organiser la ville, et c’est aussi notre souhait. Mais nous leur demandons de penser à nous, de nous aider à obtenir des espaces où nous pourrons exercer nos activités. Nous sommes pauvres et n’avons aucune autre source de revenu. Beaucoup de femmes ici sont veuves et élèvent seules leurs enfants. Si nous sommes au bord de la route, c’est parce que nous n’avons pas de place dans le marché. Nous comptons sur les autorités pour nous permettre de continuer à travailler dignement », a-t-elle déclaré.
Pour l’heure, aucune réaction officielle des autorités locales n’a encore été enregistrée. Pendant ce temps, ces vendeuses continuent de réclamer une solution qui leur permettrait de poursuivre leurs activités dans des conditions acceptables.
Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/664 413 227
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