Minéraux critiques : la Guinée devient un partenaire clé des États-Unis

il y a 3 heures 11
PLACEZ VOS PRODUITS ICI

CONTACTEZ [email protected]

Scandale géologique, la Guinée suscite beaucoup de convoitises de la part des grandes puissances, à la recherche des minéraux guinéens, notamment des terres rares. Washington fait déjà les yeux doux aux autorités guinéennes dans l’optique d’obtenir des contrats miniers largement dominés par la Chine.

Au niveau mondial, la Chine contrôle à elle seule 60 % des extractions et 90 % du raffinage des métaux stratégiques — cobalt, manganèse, cuivre, lithium, platine — essentiels à l’industrie technologique, à l’intelligence artificielle, à la transition énergétique et à la défense.

C’est dans ce contexte qu’une rencontre s’est tenue le 4 février 2026 à Washington entre le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, et plusieurs délégations étrangères, notamment africaines, dont celle de la Guinée, conduite par le ministre des Mines, Bouna Sylla.

En marge de ce sommet, la Guinée et les États-Unis ont signé un accord sur les minéraux critiques. Selon un compte rendu officiel, la Guinée devient ainsi le troisième pays africain à conclure un protocole d’accord sur ces minéraux rares.

Les autorités américaines ont salué la collaboration et l’engagement de la Guinée, estimant que les deux pays partagent une vision commune visant à mettre en place « des chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques sûres et résilientes, favorisant une croissance économique mutuellement bénéfique, l’innovation technologique et le renforcement de la sécurité nationale », a indiqué un communiqué de l’ambassadeur des États-Unis en Guinée

Face au projet Simandou, dominé par la Chine et représentant le plus important gisement de fer inexploité du monde, les Américains envisagent une alternative stratégique, s’appuyant sur une mine de fer de 10 millions de tonnes située dans une enclave minière au cœur du sanctuaire écologique des monts Nimba.

Ce projet est porté par un puissant lobby américain, piloté notamment par Peter Pham, ancien envoyé spécial de Donald Trump pour l’Afrique, l’ancienne ambassadrice Patricia Moller et des diplomates influents à Conakry. Dans la convention minière amendée et consolidée en septembre 2019, le projet s’articule autour de trois axes : exploitation minière, infrastructures industrielles à Lola, et corridor logistique vers le Libéria, dans une configuration qui rappelle le modèle du corridor de Lobito en Afrique australe, soutenu par les États-Unis pour contrer l’influence chinoise dans la région.

L’article Minéraux critiques : la Guinée devient un partenaire clé des États-Unis est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.

Lire l'article en entier