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Nommé lundi dernier ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah a été officiellement installé dans ses fonctions ce vendredi 6 février 2026.
La cérémonie a été présidée par le ministre secrétaire général du Gouvernement, Tamba Benoît Kamano, en présence du Vérificateur général de la République.
Organisée au siège de l’ARPT, la rencontre a été rehaussée par la présence de proches du ministre entrant ainsi que de ses prédécesseurs, les ministres Fana Soumah et Rose Pola Pricemou, dont les anciens portefeuilles ont été regroupés au sein de ce nouveau département.
Dans son allocution, Benoît Kamano a salué les efforts constants de la ministre Rose Pola Pricemou, membre du Gouvernement depuis les premières heures du CNRD. Il a également rendu un hommage appuyé à Fana Soumah, qu’il a qualifié de cadre chevronné. Selon lui, les qualités managériales de ce dernier se sont pleinement illustrées lors de son passage à la tête du ministère de l’Information et de la Communication.
Dans leurs interventions respectives, les ministres sortants sont revenus sur les acquis de leur gouvernance, en mettant l’accent sur les réformes engagées et les défis relevés. Fana Soumah a notamment souligné les avancées enregistrées en matière d’amélioration de la couverture nationale des médias d’État.
Pour sa part, Rose Pola Pricemou, jusque-là ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, a présenté son bilan en insistant sur l’organisation par la Guinée du sommet Transform Africa 2025. Elle a affirmé que cet événement a permis au pays de renforcer son leadership et de consolider sa place dans l’écosystème numérique africain.
Prenant la parole à son tour, le nouveau ministre Mourana Soumah a exprimé sa reconnaissance à l’endroit de ses deux prédécesseurs. Il a estimé que les acquis engrangés par ceux-ci constituent une base essentielle pour la mission qui l’attend, tout en réaffirmant sa volonté de poursuivre et d’amplifier les réformes dans les secteurs des médias et de l’innovation.
Il a ainsi affirmé que la mission qui lui est confiée « est au cœur de la souveraineté moderne de l’État ».
Selon lui, la communication, l’économie numérique, l’innovation, les télécommunications et les postes « ne sont plus des secteurs isolés, mais des leviers stratégiques étroitement liés ».
« Ils sont devenus des leviers essentiels de la gouvernance publique, de la compétitivité économique et de la cohésion sociale. À ce titre, les radios rurales constituent des vecteurs fondamentaux de communication au niveau des collectivités locales. Ces collectivités représentent la ceinture humaine de notre pays, regroupant près de 70 % de la population, majoritairement engagée dans les activités agricoles. La réforme ministérielle engagée n’est pas un simple regroupement administratif. Elle traduit une vision claire : penser et piloter ensemble l’information, les médias, les infrastructures numériques, les données et l’innovation, avec rigueur, cohérence et efficacité, en lien étroit avec la conduite de la politique économique et financière. La performance de l’action publique repose désormais sur des chantiers de structuration et d’organisation », a-t-il dit.
Poursuivant son discours, Mourana Soumah a annoncé que, dans les prochains jours, le ministère unifié « sera pleinement opérationnel, avec une organisation orientée vers les résultats, notamment en matière d’optimisation du secteur de la communication et des médias ».
L’ambition affichée, a-t-il précisé, est « de consolider un paysage médiatique professionnel et responsable, de moderniser les médias de service public et de renforcer leur couverture sur l’ensemble du territoire national ».
« Aujourd’hui, près d’une quarantaine de radios rurales sont en cours de modernisation, avec une transition progressive vers le numérique. Des structures d’appui telles que la Maison de la Presse et le FADeL seront renforcées afin de soutenir durablement le développement des médias. Les mécanismes de financement et d’accompagnement seront revus pour faciliter leur action, compte tenu de la sensibilité et de l’importance de leur mission. Parmi les grands projets structurants figure la migration vers la Télévision Numérique Terrestre (TNT). Les accords de financement feront l’objet d’une ratification rapide par le Conseil National de la Transition, afin de permettre l’effectivité de la TNT et le déploiement complet des activités du projet. S’agissant de l’économie numérique et de l’innovation, notre priorité sera de consolider les acquis importants enregistrés ces dernières années, tout en accélérant les investissements là où l’impact est le plus fort : infrastructures critiques, souveraineté des données, plateformes de gouvernance électronique, interconnexions régionales et partenariats numériques internationaux. Ces actions s’inscriront dans une stratégie unifiée, orientée vers des résultats concrets au bénéfice de l’administration, des entreprises et des citoyens. L’innovation ne sera pas un slogan. Elle devra produire de la valeur ajoutée, créer des emplois, proposer des solutions adaptées à nos réalités et renforcer la compétitivité de notre économie », a-t-il ajouté.
Mourana entend développer également le mobile Money. Selon lui, ce secteur et celui de l’inclusion financière connaîtront un essor déterminant.
« Aujourd’hui, les taux d’usage dans la sous-région avoisinent 40 à 45 %. La Guinée doit gagner entre 15 et 20 points pour rattraper ce retard. Le chantier est vaste, mais il est à notre portée », a-t-il lancé.
MohamedNana BANGOURA
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il y a 1 heur
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