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Se déplacer à Conakry est devenu un véritable parcours du combattant pour de nombreux habitants. Entre des embouteillages interminables et une offre de transport insuffisante, les usagers passent chaque jour de longues heures sur la route, souvent dans des conditions éprouvantes. Moto-taxis, taxis collectifs et véhicules privés tentent tant bien que mal de pallier les défaillances d’un système de transport urbain soumis à une forte pression démographique.
Aux heures de pointe, les grands axes de la capitale guinéenne se transforment en véritables parkings à ciel ouvert. De Matam à Bambéto, en passant par Hamdallaye et Kaloum, la circulation est presque paralysée. « Parfois, je mets plus de deux heures pour parcourir une distance qui devrait prendre trente minutes », témoigne Ibrahima Diallo. Selon lui, ces retards répétés ont un impact direct sur sa productivité et sa vie familiale.

Face à cette situation, les moto-taxis sont devenus une alternative incontournable. Rapides et capables de se faufiler entre les voitures, ils séduisent de nombreux usagers pressés. Mamadou Sylla, conducteur de moto-taxi depuis cinq ans, explique que la demande a fortement augmenté. « Les gens n’ont plus le choix. Mais c’est risqué : les routes sont étroites et les mesures de sécurité sont insuffisantes », confie-t-il, soulignant le manque de casques et la recrudescence des accidents.
Les taxis collectifs, notamment les bus et minibus « Magbana », restent quant à eux le principal moyen de transport pour les populations à faibles revenus. Cependant, ils sont souvent vétustes et surchargés. Aïssatou Camara, étudiante à l’université de Sonfonia, décrit son quotidien : « On est serrés, il fait chaud, et parfois le chauffeur refuse d’aller jusqu’au terminus à cause des embouteillages. Mais c’est ce que je peux me permettre », explique-t-elle.
Pour les spécialistes de l’urbanisme, la solution passe par une meilleure organisation du transport public. L’ingénieur en génie civil Abdoulaye Touré estime qu’il est urgent de développer des bus urbains modernes et de mieux encadrer l’activité des moto-taxis. « Sans une politique claire et durable, se déplacer à Conakry restera une épreuve quotidienne pour les citoyens », prévient-il.
En attendant des changements concrets, les habitants de Conakry continuent de composer avec un système de transport éprouvant, où chaque déplacement ressemble à une lutte permanente contre le temps, la fatigue et l’insécurité.
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