Mines : La Chine renforce sa mainmise sur Simandou avec la prise de contrôle des Blocs 1 et 2 par Baowu

il y a 2 heures 18
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L’empire du Milieu consolide son hégémonie sur les richesses minières de la Guinée. Selon une information rapportée par Reuters, le géant étatique chinois Baowu Resources a officiellement pris le contrôle majoritaire du Winning Consortium Simandou (WCS), l’entité en charge du développement des blocs nord (1 et 2) du méga-projet de fer Simandou.

Un changement de pavillon stratégique

Le leader mondial de la sidérurgie, Baowu Resources, passe désormais de 49 % à 51 % des parts au sein du consortium. Cette montée en puissance transforme radicalement la structure de l’entreprise : la maison mère singapourienne et sa filiale guinéenne arborent désormais une nouvelle identité sous le nom de Baowu Winning Consortium Simandou (BWCS).

Finalisée le 30 janvier 2026 après avoir reçu le feu vert des autorités de Conakry en mai 2024, cette transaction permet à BWCS de détenir 85 % de la société d’exploitation des blocs 1 et 2 de la chaîne de Simandou.

Pékin, maître du jeu à Simandou

L’influence chinoise ne s’arrête pas aux blocs nord. Sur les blocs 3 et 4 (Sud), Pékin est déjà omniprésent via la coentreprise menée par Chinalco, qui collabore avec Rio Tinto et l’État guinéen au sein du partenariat Simfer. Cette domination se reflète également dans les infrastructures. BWCS et Simfer ont co-financé et développé le chemin de fer et le port en eaux profondes, des actifs stratégiques essentiels dont les premières expéditions ont débuté en novembre dernier, marquant la fin de trois décennies d’attente.

Vers un leadership mondial pour la Guinée

Pour Baowu, cette prise de contrôle est une étape cruciale. Le groupe souligne son engagement à long terme dans ce qu’il qualifie de « l’un des projets miniers et d’infrastructures intégrés les plus importants au monde ». L’entreprise assure vouloir mettre l’accent sur :

La compétitivité opérationnelle ;

Le contenu local ;

Le respect des standards environnementaux et sociaux (ESG).

Le chiffre clé : À plein régime, le gisement de Simandou devrait injecter environ 120 millions de tonnes de minerai de fer à haute teneur par an sur le marché mondial, hissant la Guinée au rang de géant minier aux côtés de l’Australie et du Brésil.

Une dépendance accrue ?

Cette opération renforce le rôle central de la Chine dans l’économie nationale. Rappelons que la Guinée est déjà le premier exportateur mondial de bauxite, un secteur où plus de 70 % de la production est déjà sous contrôle de capitaux chinois. Avec le fer de Simandou, l’axe Conakry-Pékin semble plus indéboulonnable que jamais.

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