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Ce vendredi 13 février, au porte-parolat du gouvernement à Kaloum, le ministre porte-parole du gouvernement et ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, a animé une conférence de presse pour faire le point sur la question des bus urbains et de la mobilité à Conakry.
Interrogé sur l’arrivée des bus longtemps annoncés pour réduire les difficultés de circulation, le ministre a détaillé : « On a acheté des bus, ils sont là. Le deuxième lot de bus devrait arriver, ainsi que les 300 taxis qui sont annoncés et qui doivent arriver avant la fin du mois de février. Le problème des bus, c’est un problème de réseau. Aujourd’hui, nous sommes en train, pour certains d’entre vous, de reconstituer les abris et les arrêts. Lorsque vous mettez des bus en circulation, il faut que le citoyen sache à quel endroit ils s’arrêtent. Il faut mettre en place des arrêts ou des abris-bus et définir des trajets. Nous sommes en train de construire certains abris à Madina, etc. D’ici la fin du mois de mars, une centaine devra déjà être installée. Il fallait les commander et les réaliser. »
Le ministre a également abordé la question de la gestion des bus : « Le deuxième problème, c’est de trouver une société de gestion. Nous avions lancé des appels d’offres restreints qui n’ont pas été fructueux, parce que l’État n’entend pas gérer les bus directement. Allons-nous créer des fonctionnaires pour gérer les bus ? Ce n’est pas ce que nous voulons. Nous voulons confier ces bus à une société privée pour qu’ils soient mieux gérés et mieux gouvernés, et que l’État soit là en soutien pour garantir leur durabilité. Nous avons longtemps expérimenté la gestion étatique de ce type de société : on commence par dire que les personnes handicapées ne paient pas, les fonctionnaires ne paient pas, les militaires ne paient pas, les pauvres ne paient pas… et finalement personne ne paie, alors que la société a des charges. Ce n’est pas ce que nous voulons faire. »
Il a insisté sur l’importance d’un financement clair et durable : « Si l’État ne veut pas que quelqu’un paie, il doit lui donner de l’argent pour qu’il paie. Si l’on veut que l’étudiant paie 50 %, l’État doit prendre en charge les 50 % restants pour compléter le ticket normal. On ne peut plus dire : “les étudiants ne paient pas”, parce qu’il suffit de fabriquer des cartes d’étudiant pour que personne ne paie. Si l’État ne veut pas que le fonctionnaire paie, on lui donne l’argent. Mais lorsqu’il monte dans le bus, il doit payer avec l’argent reçu. Il faut trouver un mécanisme pour que les bus durent, car nous n’avons pas les moyens d’en acheter autant chaque année. »
Concernant l’état des infrastructures et les projets à venir, le ministre a précisé : « Les travaux sont en retard. Il y a la réhabilitation du dépôt de Matoto qui doit commencer ce mois-ci et nous espérons qu’en trois mois cela sera terminé. Il y a un autre site que nous allons construire à Kagbelen. Tout cela sera confié à une entreprise : comme pour la compagnie aérienne, l’État sera actionnaire, mais ce sont des privés qui géreront, afin d’éviter qu’une mauvaise gestion ne compromette les entreprises avant même leur lancement. »
Enfin, il a annoncé le lancement imminent d’un appel d’offres public pour recruter une société de gestion :
« D’ici la fin du mois de février, nous allons lancer un appel d’offres public pour recruter une société qui gérera les bus. Mais si nous n’avons pas de société de gestion, je ne vais pas être le directeur général de la nouvelle société des transports. Je donnerai les bus en subvention à quelqu’un pour qu’il les gère. »
Mayi Cissé
L’article Transport : « le deuxième lot de bus et 300 taxis doit arriver avant la fin février 2026 » (OGD, Pp gouvernement) est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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