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La guerre en Ukraine continue de révéler ses ramifications internationales. Selon une enquête publiée en février 2026 par le collectif d’investigation international All Eyes On Wagner, des ressortissants guinéens figurent parmi les combattants étrangers engagés aux côtés de la Russie.
D’après cette base de données issue notamment du programme ukrainien « I Want to Live », au moins neuf citoyens guinéens ont été identifiés comme ayant rejoint les forces russes entre 2023 et 2025. Parmi eux, trois sont confirmés morts sur le front, selon les vérifications croisées des enquêteurs.
Un phénomène mondial touchant aussi l’Afrique
Au total, l’enquête recense 1 417 combattants africains originaires de 35 pays impliqués dans le conflit, avec 316 décès confirmés. Les auteurs du rapport précisent toutefois que ces chiffres sont probablement sous-estimés en raison des difficultés d’identification et du manque de communication officielle autour des pertes étrangères.
La Guinée ne figure pas parmi les pays les plus touchés, mais son apparition dans la liste confirme l’extension du recrutement russe au-delà des zones traditionnellement associées aux sociétés militaires privées.
Des identités non rendues publiques
Contrairement à certains cas documentés en Afrique australe ou centrale, les identités des trois Guinéens décédés n’ont pas été publiquement divulguées. Les enquêteurs évoquent plusieurs raisons : absence de notification officielle des familles, procédures de vérification en cours et volonté de protection des proches.
Dans plusieurs pays africains, des proches ont découvert le décès de leurs parents uniquement après des publications sur les réseaux sociaux ou par l’intermédiaire d’ONG.
Méthodes de recrutement pointées du doigt
Les investigations évoquent différentes méthodes d’enrôlement : promesses d’emploi ou de visa, contrats de sécurité, recrutement de migrants en situation précaire ou encore enrôlement après détention administrative en Russie. Plusieurs combattants africains auraient été envoyés en première ligne, ce qui expliquerait un taux de mortalité particulièrement élevé.
Silence officiel
Pour l’instant, aucune communication officielle des autorités guinéennes n’a été faite concernant ces ressortissants. Dans d’autres pays africains, les révélations similaires ont conduit à des demandes d’explications diplomatiques auprès de Moscou.
Alors que la guerre se prolonge, ces révélations soulèvent des interrogations sur la protection des citoyens africains à l’étranger et sur l’ampleur réelle du phénomène encore difficile à mesurer.
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il y a 3 heures
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