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Le dossier est désormais sur la table du président du tribunal pour enfants. L’actuelle ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Kaïté Sall, et son mari, Boubacar Mady Camara, s’opposent dans une bataille judiciaire pour la garde de leurs enfants.
Ce vendredi 13 février 2026, une audience était programmée au tribunal pour enfants afin de confronter les deux parties. Après plusieurs heures d’attente, ni la ministre ni ses avocats ne se sont présentés devant le président du tribunal. Ce dernier a donc décidé d’un ultime renvoi de l’affaire à huitaine.
Retour sur les faits
Depuis plusieurs mois, le couple se dispute la garde de leurs trois enfants. Le père réside aux États-Unis, tandis que la mère exerce ses fonctions ministérielles en Guinée.
Selon Me Moussa Diakité, avocat du père, « de surprise en surprise, sans s’y attendre, M. Boubacar Mady a reçu la signification d’une ordonnance de garde provenant de Mme Sall, au motif qu’elle aurait la garde des enfants. Donc, c’est pour cette raison que nous nous sommes adressés au tribunal, à l’effet d’être rétablis dans ses droits ».
L’avocat rappelle que le père et la mère disposent des mêmes droits sur leurs enfants et qu’aucun ne peut se prévaloir d’un droit absolu au détriment de l’autre. « On ne peut pas parler de bras de fer parce qu’il s’agit ici d’un droit de garde. Le père comme la mère ont les mêmes droits sur les enfants. Aucun d’entre eux ne peut se prévaloir d’un droit aussi absolu au détriment de l’autre. Ici, la loi veut que le droit de la mère soit le même que celui du père », a-t-il déclaré.
Des accusations de falsification de documents
Une ordonnance de garde provisoire, rendue en août 2025 par le tribunal pour enfants, aurait accordé la garde des enfants à la ministre Kaïté Sall.
D’après Me Diakité, cette ordonnance aurait été transmise au ministère des Affaires étrangères, traduite, puis présentée devant un juge américain afin d’être reconnue aux États-Unis et permettre le retour des enfants en Guinée.
« Madame a pris cette ordonnance, qui a un caractère provisoire, s’est rendue au ministère des Affaires étrangères, l’a fait traduire et a saisi un juge américain afin de faire acter cette décision, pour qu’elle puisse jouir d’un droit acquis ici, avec des documents que nous qualifions de falsifiés. À l’examen des pièces du dossier, nous avons constaté que celles produites devant le président de la juridiction auraient été fabriquées de toutes pièces. Cela nous a profondément choqués. Présenter des documents contenant de fausses informations, notamment des documents administratifs comportant des inexactitudes, dans le but d’induire le tribunal en erreur, est extrêmement grave. Aujourd’hui, M. Camara se retrouve privé de ses enfants », a-t-il dénoncé.
L’avocat a également évoqué l’état de santé de l’un des enfants, atteint d’une maladie dont le médecin traitant se trouve aux États-Unis.
Concernant les différends personnels entre les époux, Me Diakité n’a pas souhaité faire de commentaire. « Ici, seule la question de la garde s’impose. Dans tout couple, il peut y avoir des hauts et des bas, mais cela ne relève pas du cadre de notre procédure. Il s’agit de la garde des enfants. Lorsqu’une fracture survient, chacun tire de son côté et, au final, quelqu’un en pâtit », a conclu Me Moussa Diakité.
Contacté par notre rédaction, Me Jonas Kourouma, un des avocats de la ministre Kaïté Sall, dit ne pas vouloir commenté un dossier « confidentiel. »
Bhoye Barry pour guinee7.com
L’article Guinée : bras de fer judiciaire entre la ministre Kaïté Sall et son mari pour la garde de leurs enfants est apparu en premier sur Actuguinee.org.
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