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Le 22 août dernier, les partis politiques UFDG-RPG Arc-en ciel et PRP ont été suspendus par le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation pour une période de 90 jours. Le département du général 2ème section Ibrahima Kalil Condé leur reproche de n’avoir pas satisfait aux obligations qui leur étaient prescrites dans le rapport d’évaluation et de n’avoir pas rempli les exigences de conformité prévues par la Charte des partis politiques. Le président du PRP n’est pas d’accord avec ces arguments. Rafiou Sow pense que les raisons sont ailleurs.
« Pour moi, c’est une désolation. C’est tout simplement un coup d’État contre les droits et libertés en République de Guinée. Pourquoi nous suspendre à quelques jours du début de la campagne référendaire ? Et aussi demander aux médias de ne pas nous donner la parole. Donc c’est pour nous exclure du débat référendaire, puisqu’ils veulent promouvoir uniquement le OUI et ils ne veulent pas de voix discordantes. C’est la seule raison pour laquelle nous sommes suspendus et nous sommes interdits de parler », croit-il savoir.
Le président du Parti du Renouveau et du Progrès trouverait la décision fondée s’il avait refusé de corriger les manquements portés à sa connaissance par le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Ce qui, selon lui, n’a pas été le cas.
« Quand on m’a donné un certificat en disant que mon parti est sous observation pour 45 jours, mais que je peux continuer mes activités, je suis allé au MATD, à la direction nationale des affaires politiques pour savoir les manquements qu’on me reproche. Ça ne m’a jamais été notifié. Le cadre que j’ai rencontré m’a dit de ne pas m’en faire, que ça serait fait par écrit. Quand on m’a appelé pour dire que j’avais un courrier le vendredi passé, je pensais à cela. Malheureusement, c’était un courrier de suspension », déplore-t-il.
C’est finalement dans ce courrier de suspension qu’il a été signifié au PRP les deux documents qui manquent à l’appel. Le leader du parti n’a pas cité ces deux documents, mais il informe qu’il les a à sa disposition. Il n’attend plus que d’être reçu au MATD pour les exhiber afin d’être rétabli dans ses droits. Cependant, depuis lundi, selon Rafiou Sow, il tente de rencontrer le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, mais en vain.
Le président du PRP promet de continuer la semaine prochaine de rallier le siège du MATD pour toujours tenter de décrocher un rendez-vous pour prouver que son parti est bel et bien dans les normes. Il précise qu’il ne compte nullement porter l’affaire devant la justice. Rafiou Sow pense que les choses pourraient se régler par le dialogue.
Sékou Diatéya