Rentrée scolaire: le SNEFAG invite le MEPU-A à considérer les syndicats comme partenaires clés et non comme adversaires

il y a 8 heures 50
PLACEZ VOS PRODUITS ICI

CONTACTEZ [email protected]

La date du 15 septembre, fixée par le ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A) pour la rentrée des classes, suscite une vive opposition de la part des syndicats de l’éducation. Cet affrontement, où chaque partie campe sur ses positions, risque de compromettre sérieusement le bon déroulement de l’année scolaire. Les syndicalistes ont d’ailleurs posé des conditions préalables à toute reprise des cours, parmi lesquelles :La révision de leur statut particulier ; Le paiement des salaires de plus de 3 300 enseignants, bloqués depuis de nombreux mois ; La titularisation des enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry et de l’intérieur du pays, qui n’ont pas réussi le concours d’intégration à la fonction publique locale.

Face à ce blocage, le Syndicat National de l’Enseignement Franco-Arabe de Guinée (SNEFAG) a lancé un appel au MEPU-A. Dans un entretien avec un journaliste de Mosaiqueguinee.com, le secrétaire général, Docteur Ibrahima Mansaré, a insisté sur l’importance du dialogue en exhortant le ministère à considérer les syndicats comme de partenaires clés et non comme des adversaires. « Notre position est d’interpeller le ministère afin qu’il considère les syndicats comme des partenaires clés pour une rentrée scolaire réussie. Nous demandons également que toutes les dispositions nécessaires soient prises pour que la rentrée des classes se déroule dans un climat apaisé», a-t-il lancé.

Il a souligné la nécessité de s’asseoir autour d’une table pour prendre en compte les réalités sociopolitiques, sociométéorologiques, et surtout tout ce qui est lié au facteur de risque à la sécurité des enfants.

Le SNEFAG ne s’oppose pas directement à la date de rentrée, mais refuse de cautionner une décision unilatérale. Selon Dr Ibrahima Mansaré, la fermeture des écoles et la situation des enseignants contractuels sont des points essentiels qui auraient dû être abordés en amont. Il a d’ailleurs regretté l’attitude du ministère, qui semble s’être campé sur sa position, rompant ainsi les ponts du dialogue.

Pour Docteur Mansaré, cet imbroglio n’affecte pas les enfants des hauts fonctionnaires, qui sont souvent scolarisés dans des écoles privées ou à l’étranger. « Ce sont les enfants des pauvres qui en subissent les conséquences, leur avenir étant mis en péril par ces guerres de verbes », a-t-il déploré.

Le SNEFAG a ainsi appelé toutes les parties prenantes à faire preuve de maturité et à privilégier la cohésion et le dialogue afin de résoudre les problèmes qui assaillent l’école guinéenne.

Alhassane Fofana 

Lire l'article en entier