L’œil de Guineenews : qu’est-ce qui explique ce comportement des motocyclistes, face à des ralentisseurs correctement aménagés ?

il y a 6 heures 38
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Il est indéniable que le plus gros souci auquel nous sommes tous confrontés aujourd’hui, dans la circulation, est celui que nous causent les engins à deux roues, notamment les motos taxis.

Quoique perçues par tous, comme le moyen de transport le plus apte à nous sortir des embouteillages et nous conduire jusqu’à destination, les motos sont, toutefois, reconnues comme étant la source des accidents les plus fréquents et graves, que notre pays enregistre, à ce jour. Les statistiques que dresse régulièrement l’AGUISER, le confirment, éloquemment.

Ce constat est d’ailleurs, partagé par tous : décideurs, institutions, ONG, citoyens lambda… L’opinion entière s’en fait l’écho.

C’est dire qu’aujourd’hui, c’est un réel problème de société qui se pose. Avec ses effets négatifs bien marqués sur la population, mais qu’on ne réussit malheureusement pas à surmonter, une fois pour toutes, du moins pour l’instant.

A l’heure actuelle, la plupart des conducteurs de motos taxis n’en font qu’à leur tête, dans la circulation. Ils font fi des règles établies, se croient tout permis et se donnent la liberté de passer partout où bon leur semble, sur la route. Ils conduisent, au mépris des règles les plus élémentaires du code de la route. Ils n’ont pas de sens interdit, commettent des excès de vitesse, des surcharges, des dépassements et croisements dangereux, conduisent sans casque, et bien d’autres infractions, encore, que nous n’allons pas citer ici.

Pour illustrer notre propos, nous vous proposons de visionner ces images recueillies, à hauteur du département des affaires étrangères, sur la T2, à Koloma.

Là, sont aménagés des ralentisseurs. Il s’agit d’ouvrages normalisés, construits par les spécialistes en la matière. Bien entendu, ils ne sont pas encore signalés.

Leur installation a été décidée, il y a quelques années, pour réduire les accidents, souvent mortels qui survenaient en ces lieux, surtout, pendant les fêtes.  Les usagers, en provenance de Kipé, arrivaient à ce niveau, en excès de vitesse, ayant eu le temps d’accélérer, bien avant la RTG. Et quand ils se croisaient avec ceux qui viennent de Koloma Soloprimo ou qu’ils tentaient de dépasser ou de croiser quelqu’un d’autre, c’était la collision mortelle ou le violent déport dans le caniveau, à droite, sur la descente.

La pose de ces ralentisseurs s’est avérée fort utile. La fréquence des accidents mortels à ce niveau s’est nettement réduite ou a carrément cessé. Ce que pourrait confirmer la police routière de Bambéto, située, non loin de là. Les ralentisseurs ou ‘’dos d’âne’’ ou ‘’gendarme couché’ ’y sont pour beaucoup dans ce résultat nettement appréciable.

Mais, l’on remarque que, pour bien de motocyclistes, ces dispositifs ne refrènent pas la tendance à faire de la vitesse, puisqu’au lieu de ralentir et rouler dessus, ils les contournent par la droite, dans la zone réservée pour l’arrêt ou le stationnement des véhicules. Mais aussi, l’endroit qu’empruntent les piétons, pour se déplacer.

Et pourtant, il n’y a aucun risque pour une moto de franchir un tel ralentisseur ou dos d’âne, comme on l’appelle couramment chez nous. C’est un genre moderne, qui ne présente aucun danger pour l’engin et la route.

Il est nettement différent des dos d’âne ‘’sauvages’’ construits dans les quartiers, par les citoyens. Ceux-là ne sont pas construits par des spécialistes en la matière. Ils détruisent la route et cassent les engins qui roulent dessus. Ils font même tomber les motocyclistes qui les franchissent à vive allure. Quand ces derniers se relèvent, quelque fois blessés, ils sont surpris de voir leur moto fortement endommagée, avec la jante avant et le pneu, tordus.

Serait-ce, cette hantise qu’ils éprouvent pour les dos d’âne ‘’sauvages’ ’qui les pousse à s’abstenir de rouler sur les ralentisseurs aménagés sur la T2 ? Cela reste à vérifier. Si c’est le cas, alors, il y a lieu de les informer et les sensibiliser. L’AGUISER dont c’est la mission, va y veiller, à coup sûr.

De toutes les images que nous montrons ici, on ne voit qu’une seule fois, deux motocyclistes qui roulent sur le ralentisseur. Tous les autres le contournent systématiquement, par la droite. Là où il y a encore le danger, avec les piétons et les véhicules en stationnement !

Mais l’espoir est permis, de trouver le palliatif approprié à ce problème de la circulation des motos, surtout les motos taxis. Les autorités ont inscrit cette perspective, parmi les objectifs à atteindre.  De multiples dispositions règlementaires sont déjà prises. D’autres sont en voie de l’être, tel que le projet de l’AGUISER qui vise à recenser tous les conducteurs de motos taxis, pour en faire une base de données.

En attendant d’y revenir, plus amplement, il nous faut reconnaître que la majorité des textes règlementaires établis dans ce sens, souffrent de laxisme dans leur application.

Et, pour gérer efficacement cette épineuse question, il y a lieu de procéder, de façon rigoureuse et pérenne, au contrôle et à la sanction des infractions, condition essentielle, pour un renforcement de la sécurité routière.

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