Interdiction aux médias de donner la parole aux partis suspendus: Pendessa prône le respect de la liberté d’expression

il y a 3 heures 23
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Dans la perspective du référendum du 21 septembre prochain, la Haute Autorité de la Communication multiplie des rencontres à son siège au centre-ville de Kaloum. Au cours de celle qui a eu lieu avec les associations professionnelles de presse mercredi dernier, la HAC a interdit aux émissions interactives d’évoquer les sujets relatifs à la campagne pour le référendum constitutionnel.

Elle a aussi interdit aux médias de donner la parole aux partis politiques suspendus par le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Le secrétaire général du Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG) n’a pas tardé à réagir à ces annonces chez nos confrères de RFI. Derrière la première mesure, Sékou Jamal Pendessa voit un paradoxe.

« Vous ne pouvez pas prétendre défendre la liberté d’expression pour tous les Guinéens et interdire que les émissions interactives débattent des sujets liés à la campagne. Parce que c’est un créneau pour de nombreux citoyens qui ne sont dans aucun parti politique de donner leur point de vue sur des sujets y compris la campagne. Le référendum concerne le peuple, donc tous les Guinéens », a-t-il fait remarquer.

Concernant la mesure d’interdiction pour les médias de donner la parole aux partis politiques suspendus, le secrétaire général du SPPG pense que la HAC pouvait décider autrement.

« Je pense que la HAC devrait plutôt demander aux hommes de médias locaux d’être suffisamment responsables, d’éviter tout message qui porte atteinte à la cohésion sociale. Parce que ce n’est pas parce que vous avez été suspendus que vous perdez votre droit à la liberté d’expression sans qu’il n’y ait une décision de justice définitive », a commenté le syndicaliste.

Sékou Diatéya 

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