Guinée: l’Union africaine appelle à la fin des restrictions imposées aux partis politiques

il y a 2 heures 11
PLACEZ VOS PRODUITS ICI

CONTACTEZ [email protected]

La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples a exprimé, ce vendredi, sa « très grande inquiétude » face à l’évolution de la situation socio-politique en Guinée, marquée par de nouvelles restrictions imposées à plusieurs partis politiques à moins d’un mois du référendum constitutionnel.

Dans un communiqué rendu public ce 29 août 2025 à Banjul (Gambie), l’organe de l’Union africaine s’est dit « très préoccupé » par la décision du 22 août 2025, à travers laquelle les autorités guinéennes ont suspendu pour 90 jours toute activité – réunions, manifestations ou propagande – de trois formations majeures : l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG Arc-en-ciel) et le Parti pour le renouveau et le progrès (PRP).

Cette mesure survient cinq mois seulement après la suspension de 28 autres partis politiques, le 14 mars dernier. Selon la Commission, elle risque de « porter un coup au débat démocratique » à l’approche de la campagne référendaire, prévue pour s’ouvrir le 31 août, en prélude au scrutin du 21 septembre 2025.

Une atteinte aux libertés fondamentales

La Commission africaine souligne que cette décision pourrait constituer une violation des droits consacrés par la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, notamment la liberté d’expression (article 9), la liberté d’association (article 10), la liberté de réunion (article 11) et le droit à la participation aux affaires publiques (article 13).

Elle rappelle que « les libertés d’expression et de réunion sont essentielles à l’exercice des autres droits humains et représentent un critère de la démocratie plurielle, permettant le développement et la diversité ».

Dans son communiqué, la Commission invite les autorités guinéennes à « prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme aux restrictions à l’espace civique » et à garantir l’exercice des droits reconnus par les instruments internationaux et régionaux ratifiés par la Guinée.

L’institution, basée à Banjul, conclut en appelant au respect de l’État de droit et à la préservation d’un climat favorable à la libre participation citoyenne dans la perspective du référendum constitutionnel.

Lire l'article en entier