Guinée : l’Union africaine alerte sur les “dérives autoritaires” après la suspension des partis politiques

il y a 3 heures 17
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La suspension des partis politiques, UFDG, RPG et PRP par les autorités guinéennes continue de susciter des réactions au-delà des frontières nationales. Cette fois, c’est la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (ACHPR) qui s’est exprimée. Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 29 août 2025, l’organisation de défense des droits humains a déploré une décision visant à porter atteinte aux libertés d’expression et d’association.

Alors que le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation justifie cette mesure par des manquements à la loi relative à la charte des partis politiques, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples a exprimé de vives inquiétudes quant à l’évolution de la situation socio-politique en Guinée, notamment en matière de respect des droits fondamentaux.

« La Commission est très préoccupée par la décision annoncée le 22 août 2025 par les autorités guinéennes de suspension, pendant 90 jours, toute activité, notamment l’organisation des réunions, des manifestations ou des campagnes de propagande, de trois partis politiques, à savoir l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) et le Parti pour le renouveau et le progrès (PRP).

“Cette décision intervient cinq mois après la suspension de 28 partis politiques, le 14 mars 2025. Ces mesures risquent d’entraver le débat démocratique durant la campagne qui commence le 31 août 2025 en vue du référendum constitutionnel prévu le 21 septembre 2025 », peut-on lire dans le document.

Selon la CADHP, cette décision est de nature à restreindre les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion, ainsi que la participation aux affaires publiques, tels que garantis par les articles 9(2), 10, 11 et 13 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, ainsi que par d’autres instruments pertinents ratifiés par la République de Guinée.

« La Commission rappelle que les libertés d’expression et de réunion sont essentielles à l’exercice des autres droits de l’homme et constituent un critère de la démocratie plurielle, permettant le développement et la diversité », souligne le texte.

Enfin, la CADHP invite les autorités guinéennes à prendre toutes les mesures nécessaires afin de « mettre un terme aux restrictions imposées à l’espace civique et de garantir le respect de tous les droits consacrés par la Charte africaine et les autres instruments internationaux pertinents ».

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