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Ce lundi 16 février 2026, le gouvernement guinéen et ses partenaires, opérateurs économiques, ont signé un protocole d’accord portant sur le plafonnement des prix des denrées de première nécessité.
Cet accord, qui court jusqu’au 30 juin prochain, est le fruit de plusieurs semaines de concertation entre la Chambre de commerce, d’une part, et la Direction générale des douanes, d’autre part.
En conférence de presse ce mardi 17 février 2026, la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Guinée (CCIAG), en collaboration avec le ministère de l’Industrie et du Commerce, est largement revenue sur ces nouveaux prix.
Selon le président communal de la CCIAG de Matam, Saidou Oumar Diallo, ce protocole d’accord, contrairement à ceux qui l’ont précédé, a permis à l’ensemble des secteurs concernés de « s’accorder sur les prix plafonds » rendus publics la veille.
Dans son intervention, le Directeur général du commerce intérieur et de la concurrence, Mohamed Traoré, est revenu sur les différents prix arrêtés dans le cadre de ce protocole, en vue de garantir un meilleur équilibre du marché. Il a expliqué que cette opération « se fait généralement avec beaucoup de maîtrise », afin de préserver à la fois le pouvoir d’achat des consommateurs et la viabilité des activités commerciales.
Pour le présent protocole d’accord, a-t-il ajouté, la touche particulière est « qu’elle se fait à la veille d’un moment crucial, qui est le Ramadan, mais aussi le carême chrétien qui va suivre ».
« Il fallait donc fixer des prix, de telle sorte que le panier de la ménagère soit sécurisé et que l’approvisionnement continue. Cela veut dire qu’il faut fixer des prix, de telle sorte que l’opérateur qui est engagé à continuer à approvisionner le marché, puisse réaliser ses marges afin de continuer son opération, pour éviter toute rupture, et permettre de l’autre côté au consommateur de payer un prix juste », a-t-il indiqué.
Poursuivant son intervention, Mohamed Traoré a indiqué que des mesures ont été prises pour garantir l’application stricte des prix fixés. Il a également précisé que des sanctions sont prévues à l’encontre de tout contrevenant, aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays.
« Il revient à la Chambre de commerce de s’assurer de la sensibilisation effective de l’ensemble des opérateurs sur le territoire national. Il revient à la Direction générale des douanes de faciliter les opérations de dédouanement pour qu’il y ait une célérité dans l’approvisionnement du marché. Il revient à la Direction nationale du commerce intérieur de suivre de près le respect de ces prix sur le marché national et réprimer dès lors qu’il y a infraction », a-t-il ajouté.
Ce protocole d’accord s’inscrit dans la continuité des initiatives déjà engagées entre l’État et ses partenaires. De la décision relative à la circulation des camions 24h/24 à la levée des surestaries, le dialogue entre les deux parties s’est révélé constructif et porteur de résultats concrets.
Tout en remerciant les autorités pour les efforts consentis, le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Guinée (CCIAG) a assuré que les prix convenus dans le cadre de ce protocole seront communiqués « à tous les présidents des régions, à tous les présidents des antennes communales ainsi qu’à tous les présidents préfectoraux à l’intérieur du pays ».
Il a également précisé que les représentants régionaux de la Chambre se rapprocheront des préfets de leurs localités « afin de mobiliser les acteurs autour de ces prix plafonds » et veiller à leur application effective.
« Et cela doit être quand même significatif. Nous, opérateurs économiques, population de la Guinée, nous devons reconnaître les acquis, les efforts que le gouvernement fournit pour la population guinéenne à travers le secteur privé et sous la responsabilité de la Chambre de commerce. Nous avons bénéficié d’une levée de suspension de surcharge de trois mois et demi. Ça, c’est une première dans l’histoire. Quand nous avons une doléance auprès de la haute autorité, ils acceptent nos doléances. Et autant que nous comprenons la doléance de l’État, ils vont aussi comprendre nos doléances », a-t-il reconnu.
À la suite de la signature de ce protocole d’accord, des réflexions sont en cours sur les modalités de sa reconduction ou de son éventuelle révision après son expiration, prévue le 30 juin prochain.
MohamedNana BANGOURA
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il y a 2 heures
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