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Les avocats du Colonel Bienvenu Lamah ne décolèrent pas face aux dépositions des parties civiles dans ce second volet du procès des événements du 28 septembre 2009.
Me Zézé Kalivogui, avocat à la Cour, est monté au créneau pour dénoncer des constitutions de parties civiles qu’il estime entachées de faux. Il a d’ores et déjà annoncé son intention de porter plainte contre certaines structures sanitaires.
Pour la défense, l’enjeu dépasse le cadre du simple témoignage. Me Kalivogui soupçonne une tentative d’enrichissement illicite à la faveur de ce procès historique.
« Nous remarquons que la plupart des parties civiles se présentent avec des documents falsifiés. C’est désolant. On ne peut pas profiter d’un procès aussi important pour tenter de s’enrichir illicitement. Dans les jours à venir, nous engagerons des poursuites contre les structures sanitaires qui continuent de délivrer de tels documents », a-t-il fustigé lors de l’audience ce lundi.
L’avocat s’inquiète également de l’allongement de la procédure.
« Nous avons encore une liste de plus de 60 parties civiles. Si nous continuons sur cet élan, nous ne nous en sortirons pas. Ce procès ne finira jamais », a-t-il déploré.
Interrogé sur la déposition de Dame Thamar Thiam, entendue ce lundi, 16 février 2026, Me Kalivogui pointe du doigt des incohérences chronologiques. D’abord, le décalage temporel, l’avocat souligne qu’entre les faits de 2009 et l’établissement des documents médicaux en août 2011, le délai est suspect. Et ensuite, la preuve matérielle.
« Dans un procès, il y a les paroles et il y a les documents. S’il y a un décalage entre les deux, il y a matière à débat », précise-t-il.
Malgré la charge émotionnelle des récits entendus à la barre, la défense du Colonel Bienvenu Lamah reste confiante. Selon ses conseils, aucun témoignage n’a, à ce jour, directement mis en cause leur client.
« Notre client est serein. Parmi toutes ces parties civiles ou prétendues qui défilent, personne ne mentionne son nom. Absolument personne », a-t-il martelé.
Enfin, Me Kalivogui a dénoncé certaines procurations qu’il juge irrégulières, citant des extraits de naissance datant de 2025 ou des documents médicaux dépourvus de signature médicale officielle. Face à ce qu’il qualifie de dérives procédurales, la défense prévoit de se concerter avec son client pour lancer une vague de plaintes pour faux et usage de faux.
Alhassane Fofana
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il y a 2 heures
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