Tabaski au village: un retour aux sources familiales !

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Depuis plusieurs années, de nombreux habitants de Conakry ont pris l’habitude de célébrer la Tabaski dans leurs villages d’origine. Un choix qui, pour beaucoup, représente une occasion privilégiée de se retrouver en famille et de renouer avec les traditions.

À l’approche de la fête de Tabaski, les gares routières de la capitale sont prises d’assaut. Bus, taxis et véhicules personnels affichent complet, avec une destination commune : le village.

Dans la famille de Madame Soumah Fatoumata Keïta, cet exode s’explique par plusieurs raisons.

« Le vrai partage ne se fait qu’en famille élargie, sur la terre des ancêtres. Il s’agit de retrouver les parents âgés restés au village, de réunir cousins, oncles et neveux autour d’un même repas. Le sacrifice doit se faire là où l’on a grandi. Aller au village, c’est donc respecter une coutume et s’assurer que les personnes âgées ne fêtent pas seules », a-t-elle témoigné.

De son côté, Madame Diallo Rabiatou Sow compare l’ambiance de la fête à Conakry à celle du village, affirmant sa préférence pour cette dernière.

« Fêter la Tabaski à Conakry coûte très cher. À l’approche de la fête, le prix des moutons augmente considérablement sur les marchés. Au village, les dépenses sont souvent moins importantes, car les familles élèvent leurs propres bêtes ou les achètent directement auprès des éleveurs à des prix plus abordables. Le village permet donc de faire des économies », a-t-elle expliqué.

Cet exode massif vers l’intérieur du pays illustre à quel point la Tabaski dépasse le simple cadre d’une célébration religieuse. Pour beaucoup, elle constitue également un moment de retrouvailles familiales et de transmission culturelle.

Aminata Camara partage également son enthousiasme à l’idée de rejoindre le village pour cette grande fête.

« L’ambiance de la Tabaski au village est unique. La grande prière de l’Aïd se déroule souvent en plein air et réunit tous les habitants. Pour les plus jeunes nés à Conakry, c’est aussi une opportunité de découvrir la concession familiale, d’écouter les récits des anciens et de ne jamais oublier leurs origines », a-t-elle déclaré.

Fatoumata Kaba 

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