Foi vivante, société malade : Le paradoxe guinéen selon le cardinal Sarah

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À l’occasion de la prise de possession canonique du nouvel archevêque métropolitain de Conakry, le cardinal Robert Sarah a lancé un appel solennel à une réforme morale et spirituelle profonde de la société guinéenne. Devant une assemblée composée de nombreux fidèles et responsables religieux, le prélat a dressé un constat sévère sur l’état du pays, dénonçant la corruption, le mensonge et la dégradation des valeurs.

Dans son homélie, le cardinal s’est interrogé sur l’impact des dérives sociales sur les communautés religieuses elles-mêmes : « Ne risquons-nous pas d’être pollués par la déliquescence générale que vit notre société guinéenne ? Est-ce que nous, chrétiens, prêtres et évêques, ne vivons pas totalement pollués par l’ambiance de pourriture, de mensonge et de corruption dans laquelle nous évoluons quotidiennement ? »

Le prélat a également souligné le paradoxe entre la vitalité des pratiques religieuses et la persistance des difficultés sociales et morales. Pour lui, la gestion du bien commun doit être comprise comme une responsabilité à la fois spirituelle et morale : « Comment se fait-il que notre société guinéenne se meure à vue d’œil alors que nos mosquées et nos églises sont remplies chaque jour ? N’est-ce pas à cause de la dégradation de notre vie intérieure et morale, de la corruption, de la gabegie, du désordre dans nos vies et dans nos mentalités, ainsi que de la mauvaise gestion du bien commun ? »

Robert Sarah a insisté sur l’importance de replacer Dieu au centre de la vie publique et privée, dénonçant un éloignement des valeurs spirituelles dans la conduite des affaires : « Nous ne voulons pas nous remettre entre les mains de Dieu. Nous Lui mentons constamment parce que nous ne voulons pas nous soumettre à Lui dans la vérité. »

Enfin, le cardinal a rappelé que la foi chrétienne implique sacrifice et renoncement, citant la Passion du Christ comme modèle de cheminement spirituel : « Le Royaume que Jésus annonce se trouve complètement entre les mains du Père et passe par le chemin du renoncement, de la douleur et du sacrifice. »

Par ce discours, le cardinal Robert Sarah appelle les Guinéens à une conversion intérieure et à une gestion responsable du bien commun, condition indispensable selon lui pour sortir le pays de la crise morale et sociale.

Sam Bantignel

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