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Les avocats du Colonel Bienvenu Lamah contestent vigoureusement la crédibilité des témoignages des parties civiles. Entre incohérences et doutes sur l’authenticité des pièces médicales, la défense dénonce un dossier fragile, tout en pointant du doigt de nombreuses irrégularités.
Lors de l’audience de ce mardi 17 février 2026, Me Murielle Houindo, avocate au barreau de Guinée, a souligné des contradictions flagrantes dans les récits des plaignants.
« La première chose que l’on constate, ce sont les incohérences. Certains évoquent un maillot de Chelsea blanc, d’autres un jaune. Ces contradictions fragilisent la teneur des dépositions », a-t-elle déclaré.
L’argument le plus percutant de la défense repose sur un détail technique lié aux certificats médicaux versés au dossier. Selon Me Houindo, certains documents datés de 2009 et 2010 présenteraient des entêtes comportant des numéros de téléphone à neuf chiffres. Or, la République de Guinée n’est passée au plan de numérotation à neuf chiffres qu’en 2013. Pour la défense, cet état de fait prouve que ces documents ont été établis a posteriori.
« Comment se fait-il que des certificats datant de 2009 portent une numérotation qui n’existait pas encore ? Tous ces éléments démontrent qu’il n’existe aucune preuve concrète et probante contre notre client », insiste l’avocate.
Bien que le Colonel Bienvenu Lamah soit poursuivi pour des chefs graves de complicité d’assassinat, meurtre, association de malfaiteurs et viol ses avocats se réjouissent qu’aucune partie civile ne l’ait formellement identifié à la barre. Depuis l’entame des dépositions, aucun témoin n’a confirmé la présence du colonel Bienvenu Lamah au stade. Également, personne n’a pu attester qu’il aurait donné des instructions lors des événements.
Pour la défense, la complicité nécessite un acte positif posé en connaissance de cause. Cet élément ferait défaut dans la présente procédure, selon l’avocate.
Face à ce qu’ils qualifient de faux dossiers médicaux, les avocats du Colonel Lamah ont annoncé leur intention d’engager des poursuites judiciaires contre les établissements de santé concernés.
« Un médecin sous serment ne peut se permettre de délivrer de faux documents. Un certificat atteste d’une consultation réelle à une date précise. Nous nous réservons le droit de poursuivre ces structures », a confirmé Me Houindo.
Alhassane Fofana
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il y a 2 heures
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