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Les plaidoiries et réquisitions se poursuivent dans le procès de Dr Ibrahima Kassory Fofana devant la chambre des appels de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF).
À la suite de la partie civile, le ministère public a présenté ses réquisitions.
C’est la substitut du procureur spécial, Amiata Kaba, qui a pris la parole. Ce magistrat a commencé par réitérer que la décision de première instance a été rendue conformément à la loi.
Il a ensuite affirmé qu’il y a bien eu détournement dans cette affaire. Selon lui, le fait pour le prévenu de réaffecter une somme de 3 milliards de francs guinéens, sur les 15 milliards alloués à la MAMRI, à l’ANIES constitue un acte répréhensible.
Il a précisé que le détournement ne signifie pas nécessairement une appropriation personnelle des fonds, mais peut également résider dans leur orientation vers des dépenses non prévues.
Le ministère public estime également qu’il y a eu enrichissement illicite.
L’ancien Premier ministre percevait un salaire mensuel de 15 millions de francs guinéens, ce qui, selon lui, ne pouvait justifier l’acquisition des nombreux biens mentionnés dans l’ordonnance de saisie pénale du 13 octobre 2023.
Ces biens se trouvent à Conakry, à Forécariah et aux États-Unis, en plus des sommes de 1 milliard 15 millions 848 mille 992 francs guinéens, 902 mille dollars et 906 mille euros retrouvées sur ses comptes à la VISTAGUI SA.
Le magistrat a ajouté que Donkass s’est également rendu coupable de blanchiment de capitaux, notamment par des dépôts fractionnés sur ses comptes bancaires. Selon Amiata Kaba, cette méthode visait à éviter d’éveiller les soupçons des autorités de contrôle.
À la lumière de ces arguments, le substitut du procureur spécial a demandé à la Cour de confirmer le jugement de première instance en toutes ses dispositions.
Celui-ci avait condamné l’ancien Premier ministre à cinq ans d’emprisonnement, au paiement d’une amende de 2 milliards de francs guinéens, à 15 milliards de francs guinéens au profit de l’État à titre principal, ainsi qu’à 3 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts, tout en ordonnant la confiscation de ses biens.
Désormais, c’est la défense composée de Me Sidiki Bérété, Me Dinah Sampil et Me Almamy Samory Traoré qui a la parole.
Sékou Diatéya
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il y a 2 heures
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