PLACEZ VOS PRODUITS ICI
CONTACTEZ [email protected]
Dans un communiqué lu sur les antennes de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG), le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) a sommé les partis politiques qui ne sont en conformité avec les dispositions de la nouvelle loi organique de s’y mettre, sous peine d’interdiction d’exercer en République de Guinée.
Selon le département, les formations concernées disposent d’un délai de trois mois pour régulariser leur situation. Un délai jugé trop court par certains acteurs politiques.
Parmi les partis suspendus figure le Parti du Renouveau et du Progrès (PRP). Son président, Rafiou Sow, affirme avoir rempli toutes les exigences administratives depuis le mois de janvier, sans que la sanction ne soit levée.
Il dénonce une démarche qu’il estime délibérée.
« Comment voulez-vous que je respecte un délai alors que nous avons déjà satisfait à des centaines d’exigences ? On nous impose sans cesse de nouvelles conditions. L’objectif, c’est de nous dissoudre », a-t-il réagi.
Le leader politique accuse également les autorités de vouloir « changer la classe politique » en écartant les formations jugées critiques à l’égard du pouvoir, notamment l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), également suspendus.
Pour Rafiou Sow, le MATD devrait plutôt accompagner les partis politiques sur les plans administratif, logistique et financier.
« Le rôle régalien du ministère n’est pas d’éliminer des partis, mais de les encadrer et de les aider à fonctionner. Un parti politique est une source de formation et d’apprentissage démocratique », a-t-il soutenu, ajoutant que « le combat continuera ».
Malgré la suspension, le président du PRP dit être imperturbable. Il affirme que son engagement politique ne dépend pas nécessairement de l’existence de son parti.
« Qu’il s’agisse d’être député, maire ou ministre, le combat ne se limite pas à une fonction. En tant que citoyen, j’aurai un champ d’action encore plus large », a-t-il déclaré, estimant qu’une absence d’opposition affaiblirait le fonctionnement démocratique des institutions.
Mamadou Mouctar Sylla
.png)
il y a 2 heures
12



















English (US) ·