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Au moins une vingtaine de personnes, dont plusieurs enfants, ont été enlevées en Guinée depuis 2021. Le cas le plus récent concerne le fils du militant du RPG Ansou Damaro ainsi que l’un de ses proches. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) qualifie la situation d’« un acte d’une cruauté officielle » et dénonce le silence des autorités guinéennes face à la gravité du phénomène.
Le HCDH a exprimé sa vive préoccupation concernant l’enlèvement présumé et la disparition forcée de trois enfants et d’un adulte survenus à Conakry il y a six mois, évoquant des « représailles ciblé contre un critique éminent du gouvernement. » Les experts des Nations unies déclarent : « L’enlèvement et la disparition forcée d’enfants qui s’ensuit, utilisés comme moyen de punir ou de faire pression sur un parent ou un proche, constituent un acte d’une cruauté exceptionnelle ». Ils ajoutent : « Utiliser des enfants comme moyen de pression et leur causer un préjudice irréparable constitue une violation flagrante qui affecte les enfants, leur famille et la communauté dans son ensemble».
Selon les experts onusiens, le 11 novembre 2025, des hommes masqués « vraisemblablement membres de la gendarmerie guinéenne » ont fait irruption au domicile d’Elie Kamano à Matoto, enlevant des enfants âgés de 14 à 16 ans alors qu’ils dormaient, ainsi qu’un adulte de la famille, avant de les emmener à bord de véhicules d’apparence officielle vers une destination inconnue.
« L’opération semble avoir été soigneusement planifiée et ciblée. Les auteurs présumés auraient confirmé l’identité de la famille avant de procéder à l’enlèvement, ce qui laisse penser que les enfants ont été enlevés en raison de leurs liens familiaux avec Elie Kamano, artiste guinéen et défenseur des droits humains de renom, qui a publiquement critiqué les autorités du pays et vit désormais en exil suite à des menaces pesant sur sa sécurité. »
Plus de six mois après les faits, les familles affirment n’avoir reçu aucune information officielle sur le sort des enfants et de leur proche ni sur leur lieu de détention. Leurs demandes d’éclaircissements adressées aux autorités et à la communauté internationale seraient restées sans réponse. « Soumettre des familles à l’angoisse et à l’incertitude, surtout lorsque des enfants sont concernés, est inhumain », ont déclaré les experts. «Instrumentaliser la peur contre les familles et les enfants pour étouffer toute dissidence constitue une forme d’abus particulièrement grave qu’aucun État ne saurait justifier», ont-ils ajouté.
Les experts rappellent enfin que les représailles visant les proches de critiques, de dissidents ou de défenseurs des droits humains violent les principes fondamentaux de l’État de droit et peuvent constituer une punition collective strictement interdite par le droit international.
L’article «Un acte d’une cruauté exceptionnelle» : l’ONU dénonce le silence du gouvernement guinéen face aux enlèvements d’enfants est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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