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L’installation de la Génération pour la Modernité et le Développement (GMD) à Matam, ainsi que la publication de la liste des membres du directoire communal de campagne, a déclenché une vive tempête au sein de la délégation spéciale de cette commune urbaine. En toile de fond, de graves accusations d’exclusion, de déficit de concertation et de favoritisme dans le choix des responsables locaux. Une situation alimentant un climat de méfiance et de fracture interne, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.
Plusieurs conseillers communaux, parmi lesquels Mohamed Lamine Camara dit Careca et Hadja Bountouraby Sylla alias Tossoguè, dénoncent une liste établie sans consultation préalable et qui écarterait certains membres « clés » du mouvement à Matam. D’après eux, l’esprit d’inclusivité prôné par la GMD ne se reflète pas dans la configuration actuelle du directoire.
Dans une déclaration ferme, Mohamed Lamine Camara critique la méthode ayant conduit à l’adoption de la liste contestée. Il met directement en cause le président de la délégation spéciale (PDS) de Matam, Badra Koné, qu’il accuse d’avoir favorisé des proches, ainsi que des militants issus de l’UFR, au détriment des membres fondateurs et des soutiens de la première heure de la GMD dans la commune.
Mohamed Lamine Camara, conseiller communal de Matam« Aujourd’hui la commune urbaine de Matam est en faillite à cause de l’absence d’inclusivité dans la composition de la liste de la GMD à Matam. Les gens n’ont pas été informés ni consultés, alors qu’il y a beaucoup qui ont travaillé, qui ont beaucoup fait pour accompagner le chef de l’État dans tous les processus, notamment le recensement biométrique PN-RAVEC, jusqu’à l’élection présidentielle. On a beaucoup mouillé le maillot pour ça. Donc les individus ne peuvent pas venir dire qu’ils vont être les fondateurs de la GMD à Matam. Mais tout ça, c’est par la complicité du président de la délégation spéciale de Matam, Badra Koné. C’est lui qui fait ça. Il a choisi ses amis de l’UFR et a nommé l’un d’eux comme directeur de campagne de la commune de Matam, en y intégrant également plusieurs membres de sa famille. Est-ce que ça c’est raisonnable ? Ce n’est pas bon. Donc on refuse catégoriquement. Ça, c’est la liste fantôme. On ne veut pas de cette liste-là à Matam. Pour faire une liste ici, il faut consulter tout le monde. Puisque les textes parlent de l’inclusivité. Mais le PDS avec sa famille et son parti d’hier (l’UFR) prennent la situation, ils font la composition de la liste à leur niveau sans que les habitants de Matam, les leaders, ceux qui ont mouillé le maillot pour le président ne soient informés, consultés et mettent les gens là dans cette liste. Nous sommes tous de Matam. Le parti de l’UFR n’a pas adhéré, n’a pas fondé, n’a pas aidé à adhérer à la GMD. Nous le savons tous. L’éléments qu’il a pris de l’UFR, en le choisissant comme directeur de campagne communale à Matam, chaque samedi il est au siège de l’UFR. Mais il veut encore commander la GMD à Matam devant nous. Ça ne marchera pas, on refuse », a martelé Mohamed Lamine Camara.
Même son de cloche chez Hadja Bountouraby Sylla alias Tossoguè. Elle estime que les militants locaux ne peuvent être exclus du processus d’implantation du mouvement GMD à Matam.
Hadja Bountouraby dit Tossoguè, conseillère communale de Matam« Je suis la première communicante du CNRD. Je me suis battue pour le CNRD et maintenant la GMD. A Matam, nous sommes les soldats du Général Mamadi Doumbouya. Nous nous sommes investis pour son élection. On ne peut pas nous exclure du processus d’implantation de la GMD à Matam. Il en est de même pour l’établissement de liste des membres du directoire communal de campagne de Matam. Tout le monde sera associé à l’établissement de la liste. Sans nous, il n’y a pas de liste. Maintenant que le général Mamadi Doumbouya est élu président, on ne va plus se plier jusqu’à ce qu’on nous marginalise. Ce n’est pas possible. C’est fini. Ça ne sera plus comme par le passé. On a rien contre le président de la délégation spéciale de Matam, Badra Koné, mais qu’il nous respecte quand-même et qu’il respecte les textes de loi », a dit Hadja Bountouraby Sylla.
Au-delà des griefs formulés, les conseillers frondeurs affirment ne pas s’opposer à l’installation de la GMD à Matam, mais contestent la démarche adoptée. Ils demandent une recomposition du directoire conformément aux textes, avec une représentation équilibrée des différentes couches sociales de la commune.
Joint par notre reporter, Badra Koné, président de la délégation spéciale de Matam, assure n’avoir rien à voir avec cette situation : « Je ne suis liée aucunement à cette histoire. Je ne réponds pas à des polémiques », a-t-il confié.
Cette crise illustre les défis inhérents à l’implantation des structures politiques locales de la GMD, où les enjeux d’inclusivité, de légitimité et de reconnaissance des militants de base demeurent centraux.
Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com
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