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La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) fait l’objet de critiques dans le milieu judiciaire. Ces dernières se sont intensifiées à la suite de décisions rendues cette semaine, notamment dans le dossier de Ibrahima Kourouma et du nouveau renvoi dans l’affaire impliquant Mohamed Diané et Kassory Fofana.
Face à ces décisions, certains avocats dont les clients ont des dossiers pendants devant cette juridiction plaident pour sa suppression ou, à défaut, sa recomposition. C’est le cas de Me Almamy Samory Traoré, conseil de plusieurs anciens dignitaires du régime de Alpha Condé, qui estime que la CRIEF n’apporte pas de plus-value par rapport aux juridictions ordinaires. « Ce que la CRIEF fait, toutes les juridictions ordinaires peuvent le faire. La preuve, les questions de détournement des deniers publics qui n’atteignent pas 1 milliard sont jugées par les juridictions ordinaires. Qu’est-ce qui différencie ? C’est le montant. Donc, je pense très honnêtement que la CRIEF ne sert pas à grand-chose », a-t-il déclaré chez nos confrères de Télé 24.
L’avocat accuse également la juridiction de contribuer à des atteintes aux droits de l’homme. « Elle a créé plus de problèmes aux autorités de la transition en matière de violation des droits de l’homme et autres que les juridictions ordinaires. Donc, je ne pense pas que normalement, elle devrait servir à faire en sorte que la spécificité ou la technicité des questions qui lui sont soumises, devraient justifier son existence », a-t-il ajouté, tout en appelant au renforcement des ressources humaines de la cour.
« Je ne peux pas comprendre qu’un parquet puisse poursuivre un ancien Premier ministre, un ancien ministre de la Défense, simplement parce que j’estime qu’il aurait voulu sans un rapport d’instruction. Donc, aujourd’hui, la CRIEF a plus besoin de compétences humaines qualifiées, mais elle a besoin également des personnes qui assument leurs responsabilités, des magistrats courageux », a-t-il poursuivi.
Concernant le maintien en détention des anciens dignitaires, Me Traoré affirme que la CRIEF ne dispose plus d’arguments. « J’aimerais bien l’entendre parce que pour nous, il brille par le vide. Il n’est pas là, son substitut ne peut prendre aucune décision. Nous, on se tourne vers le garde des Sceaux et en tant qu’avocat puisque le barreau est sentinelle des droits, nous allons saisir le bâtonnier de l’ordre des avocats », a-t-il annoncé.
Il n’exclut pas, par ailleurs, un boycott des prochaines audiences. « Je pense que ce n’est plus nécessaire, ce n’est plus la peine d’aller plaider devant une juridiction qui ne reconnaît pas ses propres décisions. Si Dr Ibrahima Kourouma n’est pas libéré, ce n’est pas la peine d’y aller », a-t-il conclu.
L’article CRIEF : Me Almamy Samory Traoré dénonce une juridiction « source de violations des droits humains » est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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