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Dans un document officiel en date de ce lundi 9 février 2026, le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kankan a ordonné l’arrêt immédiat des activités ainsi que la fermeture sans délai de toutes les cliniques médicales et paramédicales clandestines opérant dans le ressort de sa juridiction.
Selon cette injonction, dont Guinéenews a obtenu copie, plusieurs structures sanitaires exercent en toute illégalité, en violation flagrante des lois et règlements en vigueur en République de Guinée. Une situation qui expose directement les populations à des risques sanitaires graves, parfois irréversibles.
Le document souligne que ces structures fonctionnent sans autorisation administrative délivrée par les autorités sanitaires compétentes et en dehors de tout mécanisme de contrôle. Des faits que le Parquet qualifie clairement d’infractions pénales, évoquant notamment l’exercice illégal de la médecine, l’usurpation de fonction, l’escroquerie par usage de fausse qualité, ainsi que la mise en danger de la vie d’autrui.
Derrière ces qualifications juridiques se cache une réalité préoccupante : des citoyens, souvent vulnérables et en quête de soins, confient leur santé — voire leur survie — à des personnes non qualifiées, dans des conditions échappant à toute norme médicale.
Dans la même injonction, le Procureur de la République somme les tenanciers concernés de cesser immédiatement toute activité médicale ou paramédicale, de procéder à la fermeture sans délai des établissements clandestins et de s’abstenir de toute reprise d’activité sans autorisation préalable et régulière. Aucun délai de grâce n’est accordé : la mesure est d’application immédiate.
Le document précise qu’en cas de non-exécution, le Parquet se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires, pouvant aller jusqu’à la réquisition des forces de sécurité et à la saisie des matériels utilisés illégalement. Par ailleurs, le Directeur préfectoral de la santé est instruit de signaler systématiquement au Parquet toute activité clandestine détectée, conformément aux dispositions du Code de procédure pénale, renforçant ainsi la coordination entre la justice et l’administration sanitaire.
Au-delà des fermetures annoncées, cette décision soulève une question majeure : comment des structures sanitaires hors-la-loi ont-elles pu prospérer aussi longtemps, dans un contexte où l’accès aux soins reste déjà précaire pour une large frange de la population ?
Pour de nombreux observateurs, cette injonction marque un tournant décisif. Elle appelle toutefois à un renforcement durable du contrôle sanitaire, à un véritable assainissement du secteur privé de la santé et, surtout, à une protection accrue des citoyens face aux faux soignants et aux dangers bien réels qu’ils font courir.
À Kankan, le Parquet a désormais tranché. Reste à savoir si cette décision sera suivie d’actions concrètes sur le terrain, afin que la loi ne demeure pas une simple injonction administrative, mais devienne une protection effective pour les populations.
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il y a 4 heures
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