Guinée : le ministère des Mines opère sa restructuration

il y a 4 heures 32
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À la faveur d’un décret présidentiel publié ce mardi 10 février 2026, l’architecture du ministère des Mines et de la Géologie a été profondément remaniée. Cette restructuration, qui intervient dans la continuité de la reconduction de Bouna Sylla à la tête du département, place désormais le programme « Simandou 2040 » et la transformation locale au cœur de l’action administrative.

Une administration tournée vers les grands projets

La principale innovation de ce nouvel organigramme réside dans la création de la Cellule d’exécution des projets du programme Simandou 2040 (CEP-PS 2040). Directement rattachée au cabinet du ministre, cette unité traduit la volonté des autorités de faire du projet Simandou non plus une simple exploitation de minerai de fer, mais un véritable levier de transformation économique pour les quinze prochaines années.

Pour accompagner cette dynamique, le cabinet se renforce avec des conseillers stratégiques aux portefeuilles clairement définis : infrastructures minières, développement, affaires juridiques. Le Service de coopération et d’investissement ainsi que le Bureau de stratégie et de développement (BSD) complètent ce dispositif, avec pour mission d’attirer, d’orienter et de sécuriser les investissements.

Transparence et rigueur : vers un contrôle renforcé

Le décret consolide également les mécanismes de contrôle. La Brigade antifraude des matières précieuses et le Service des affaires juridiques et de la conformité (SAJC) voient leurs prérogatives renforcées. L’objectif est double : sécuriser les recettes de l’État et veiller au strict respect du Code minier par les opérateurs.

La dimension durable est aussi mise en avant, à travers des services dédiés :

  • Protection de l’environnement minier, pour promouvoir une exploitation plus responsable ;
  • Suivi du contenu local, afin de garantir que les emplois et les marchés bénéficient effectivement aux Guinéens ;
  • Relations communautaires, pour prévenir et gérer les tensions sociales autour des sites d’extraction.

Une structure modernisée et plus inclusive

Le nouveau visage du ministère se veut également plus moderne. La création d’un service chargé de la modernisation des systèmes d’information témoigne d’une volonté d’adapter l’administration aux exigences de performance et de traçabilité.

Autre innovation notable : l’instauration d’un service Genre et Équité, signal fort en faveur d’une plus grande inclusion dans un secteur historiquement dominé par les hommes.

Les directions nationales et générales — Géologie, Mines et Carrières, Projets miniers — demeurent les piliers techniques de l’administration, tandis que des organismes autonomes, tels que le Laboratoire national de géologie et l’Office guinéen d’expertise de l’or et du diamant, assurent l’appui scientifique et l’expertise commerciale.

Vers une gouvernance exemplaire

Le volet éthique est également consolidé par la présence de l’ITIE (Initiative pour la transparence dans les industries extractives) et d’un Comité d’éthique parmi les organes consultatifs.

Avec cette nouvelle configuration, le ministère des Mines et de la Géologie se dote d’outils renforcés pour transformer le potentiel géologique de la Guinée en prospérité durable, conformément à la vision portée par la transition en cours.

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