Vers une approche systémique : maladies infectieuses, diagnostics et vaccination

il y a 2 heures 10
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Une étape déterminante a été franchie avec l’ouverture, le 15 février 2017, du Centre de recherche russo-guinéen d’épidémiologie et de prévention des maladies infectieuses à Kindia, sur la base de l’Institut de recherche en biologie appliquée de Guinée (IRBAG), avec le soutien financier et technique du groupe RUSAL. Le Centre est devenu la première institution du pays capable d’assurer en continu un diagnostic de haute technologie pour des dizaines de maladies infectieuses présentes en Guinée.

Aujourd’hui, les spécialistes du Centre identifient les agents pathogènes de plus de 40 infections – d’Ebola et de Marburg à la rougeole, au choléra, à la fièvre jaune, à la dengue et
à la variole du singe. Cela permet de confirmer les cas suspects directement sur le territoire national, sans attendre les résultats de laboratoires étrangers, et d’accélérer considérablement la prise de décisions thérapeutiques et de mesures de santé publique.

L’utilité concrète de cette approche s’est particulièrement illustrée lors de l’épidémie de rougeole de 2017–2018. Les études conjointes ont révélé un niveau insuffisant d’immunité collective, ce qui a permis de justifier scientifiquement une campagne de vaccination supplémentaire et d’en accroître l’efficacité. Une démarche similaire a été appliquée pendant la pandémie de COVID-19 : le laboratoire du Centre a été l’un des premiers du pays à obtenir une accréditation nationale et à assurer un dépistage massif de la population, y compris dans les régions éloignées.

Des livraisons régulières d’équipements, de tests et de vaccins

Les livraisons régulières d’équipements de laboratoire, de tests diagnostiques et de vaccins ont constitué une contribution majeure au renforcement du système de santé guinéen. Au fil des années, la Guinée s’est dotée de complexes de laboratoire modernes, y compris de laboratoires mobiles permettant d’effectuer des analyses directement sur le terrain, dans des zones difficiles d’accès.

Les établissements de santé guinéens ont été approvisionnés en vaccins contre le choléra, la fièvre jaune et la rougeole, ainsi qu’en systèmes de détection de la COVID-19 durant la pandémie. Cela a amélioré l’accessibilité des services de prévention et de diagnostic pour la population et a réduit la pression sur les structures médicales centrales.

La constitution d’une base matérielle et technique nationale moderne a permis à la Guinée de passer d’une dépendance d’aide d’urgence extérieure à une capacité de réponse autonome face aux menaces épidémiologiques.

Science et formation : investir dans l’avenir

L’un des effets les plus durables de cette coopération réside dans le développement du potentiel scientifique et des ressources humaines nationales. Depuis 2015, plus d’un millier de spécialistes guinéens – épidémiologistes, médecins, techniciens de laboratoire et vétérinaires – ont été formés aux questions de biosécurité, de diagnostic et de prévention des maladies infectieuses.

Ces formations se sont déroulées aussi bien en Guinée que dans des institutions scientifiques russes, avec un accent marqué sur les compétences pratiques immédiatement applicables dans le système de santé national. Parallèlement, la recherche académique se développe : des chercheurs guinéens soutiennent des mémoires de master et des thèses de doctorat, participent à des projets internationaux et publient dans des revues scientifiques en Russie.

Les expéditions et études conjointes ont permis d’identifier des agents infectieux jusqu’alors inconnus dans la région et de mieux comprendre les risques pesant sur la population et l’agriculture. Ces données servent à élaborer des programmes de prévention et renforcent la crédibilité scientifique de la Guinée sur la scène internationale.

Au cours des dernières années, la coopération avec l’agence fédérale russe de profil Rospotrebnadzor a aidé la Guinée à passer d’une gestion d’urgence des épidémies à la mise en place d’un système pérenne de sécurité épidémiologique. Cela se traduit par un diagnostic plus précoce des maladies, une vaccination plus accessible, la disponibilité de spécialistes nationaux qualifiés et le développement de la recherche locale.

En définitive, l’ensemble de ces efforts converge pour un objectif fondamental : la protection de la santé de la population et le renforcement de l’indépendance de la Guinée en matière de sécurité sanitaire et épidémiologique.

 

Article rédigé par l’Ambassade de la Fédération de Russie en République de Guinée 

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