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Dans un communiqué diffusé sur les ondes de la RTG, le gouvernement guinéen, à travers le ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, a annoncé le report de la célébration de la fête du Travail prévue ce 1er mai. Cette décision est motivée, selon les autorités, par la volonté de prévenir d’éventuels risques liés aux divergences entre organisations syndicales.
Réagissant à cette annonce, le secrétaire général du SNE, Michel Pépé Balamou, a exprimé son désaccord. Il estime que le gouvernement aurait dû s’abstenir d’intervenir, d’autant plus que les structures syndicales ont déjà engagé d’importantes dépenses pour l’organisation des festivités.
« En 2019, les protagonistes avaient décidé de célébrer l’événement ensemble sur l’esplanade du Palais du Peuple, ce qui avait engendré des violences. Cependant, au regard de la distance géographique entre Coléah et Nongo, aucun risque de confrontation n’est à craindre cette année. Le gouvernement pourrait simplement s’abstenir de parrainer ces célébrations plutôt que de les reporter, surtout que les organisations syndicales ont déjà consenti d’importants moyens dans les préparatifs », a-t-il déclaré.
Poursuivant son intervention, le responsable syndical appelle le ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale à revoir sa position.
« Le ministre Mory Condé n’a pas pris la bonne décision. Il devrait reconsidérer sa position, au risque de pousser le mouvement syndical à se radicaliser. Il entame son magistère à la tête de ce département hautement sensible de manière polémique. Est-il mal entouré ou mal conseillé ? À ce rythme, il joue gros. Le ministre se doit de rester à équidistance des organisations syndicales, alors que de lourds soupçons pèsent actuellement sur son impartialité », a-t-il ajouté.
Pour Michel Pépé Balamou, la démarche du gouvernement comporte également des incohérences.
« La plus grande incohérence de ce communiqué réside dans l’annulation de la célébration du vendredi 1er mai, tout en maintenant la journée chômée et payée. Cela laisse entendre que le pays pourrait se retrouver avec deux jours fériés lorsque la fête sera célébrée en différé, ce qui est absurde. Il revient désormais au mouvement syndical guinéen de dénoncer cette immixtion et d’en tirer toutes les conséquences juridiques, afin d’éviter qu’une nouvelle brèche ne soit ouverte dans la restriction de la liberté syndicale en République de Guinée », a-t-il dénoncé.
Mamadou Mouctar SYLLA
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il y a 2 heures
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