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Le 4 février 2026, au ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, ce n’est pas seulement un passage de témoin qui s’est joué entre le Dr Oumar Diouhé Bah et Madame Khaïté Sall. C’est une page entière de l’histoire sanitaire de la Guinée qui s’est tournée, avec le sentiment partagé qu’en à peine un peu plus de deux ans, la trajectoire du système de santé a basculé vers une nouvelle ère.
Une loyauté au service de la vie humaine
Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique du 21 novembre 2023 au 22 janvier 2026, le Dr Oumar Diouhé Bah a d’abord rappelé, lors de la cérémonie de passation, le socle éthique de son engagement : loyauté au Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, discipline républicaine, et une boussole unique – placer la vie humaine au-dessus de tout intérêt.
Ce fil conducteur a nourri une action intense, structurée et volontariste, qui a profondément reconfiguré le système de santé guinéen.
Le dégel d’un symbole : le statut particulier enfin revalorisé

Symbole d’un blocage ancien, le statut particulier du personnel de santé était figé depuis 2008. Sous le magistère du Dr Bah, il est sorti de l’oubli pour devenir l’un des acquis les plus structurants de cette période.
Entièrement revalorisé, clarifié, amélioré pour l’ensemble des catégories d’agents, ce statut est aujourd’hui soumis pour validation finale. Derrière cet acte administratif, c’est une révolution silencieuse : reconnaissance du rôle vital des soignants, amélioration de leurs conditions, restauration de leur dignité professionnelle et de leur motivation.
Le message est clair : la refondation du système de santé commence par la valorisation de celles et ceux qui le font vivre au quotidien.
Guerre totale contre les faux médicaments : la rupture
L’un des chantiers les plus emblématiques restera la lutte frontale contre les médicaments falsifiés et les structures clandestines. Longtemps décriée comme un hub du trafic pharmaceutique illicite dans la sous-région, la Guinée a opéré un tournant historique.
Sous la direction du ministre sortant :
400 conteneurs de médicaments illicites ont été saisis et incinérés ;
des centaines de cliniques clandestines ont été fermées.
Ce combat, souvent difficile et parfois impopulaire, a pourtant été assumé jusqu’au bout. En toile de fond : la volonté de restaurer l’autorité sanitaire de l’État, de protéger les populations des produits toxiques et de replacer la confiance au cœur de la relation entre citoyens et système de santé.
Des résultats concrets, des vies sauvées
Loin des discours, les chiffres témoignent d’une dynamique de transformation profonde.
Santé maternelle et infantile :

40 conteneurs de kits SONU ont été distribués, permettant la gratuité des soins de la grossesse jusqu’à l’accouchement. Résultat : une réduction notable de la mortalité maternelle et néonatale, et pour des milliers de femmes, la certitude de ne plus risquer leur vie en donnant la vie.
Vaccination et indépendance vaccinale :
Avec l’Initiative pour l’Indépendance Vaccinale, la couverture est passée de 47 % à 63 % en un an. Un bond historique pour la protection des enfants, signe que la vision d’un pays qui contrôle mieux son approvisionnement et sa stratégie vaccinale est en marche.
Infrastructures et accès à l’oxygène :
Des centrales d’oxygène fonctionnelles ont été installées dans les sept régions administratives et à Conakry. Les hôpitaux régionaux ont été modernisés, et des centres d’hémodialyse mis en service, ouvrant un accès inédit à des soins spécialisés longtemps réservés à quelques-uns.
Réformes structurelles :
Élaboration du Plan National de Développement Sanitaire 2025–2034, révision du Code de santé publique, renouvellement de l’Ordre des pharmaciens : autant de piliers juridiques et programmatiques qui donnent au système une colonne vertébrale claire et moderne.
À ces réalisations, le Dr Oumar Diouhé Bah donne un sens humain : « Ces chiffres représentent surtout des vies sauvées, un personnel motivé et une confiance progressivement restaurée dans le système de santé. »
Un futur déjà en construction
Le bilan présenté n’est pas un point final, mais un tremplin. À sa successeure, Madame Khaïté Sall, le ministre sortant transmet un département aux perspectives largement ouvertes :
Extension des infrastructures :

Lancement de la construction de nouveaux centres de santé modernes dans les zones enclavées et le corridor stratégique du projet Simandou 2040 ; réhabilitation et extension de tous les hôpitaux préfectoraux et régionaux ; reconstruction de l’Hôpital National Ignace Deen et de l’Institut de Nutrition et de Santé de l’Enfant (INSE) à Donka.
Maillage sanitaire du territoire :
Construction de 13 centres médicaux communaux, des sièges des Directions Communales de la Santé dans les nouvelles communes de Conakry, de centres de santé le long des frontières, et d’un hôpital régional à Siguiri, compte tenu de son importance stratégique.
Modernisation et digitalisation :
Digitalisation complète des activités du ministère, du niveau central au déconcentré ; construction d’un hôpital africain de référence sous-régionale ; renforcement des infrastructures sanitaires aux points d’entrée du pays ; rénovation et extension du siège du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique.
Capital humain et couverture universelle :
Lancement du recrutement de 15 000 agents de santé, dont des spécialistes, pour doter le pays en ressources humaines qualifiées ; mise en œuvre progressive de la Couverture Santé Universelle, destinée à transformer durablement l’accès aux soins et à protéger les ménages contre le risque financier.
Innovation thérapeutique et prévention :
Recours aux plateformes internationales Wambo et GDF pour l’achat de médicaments destinés aux maladies prioritaires ; campagne de vaccination ciblant les enfants « zéro dose » et sous-immunisés ; finalisation de l’adhésion de la Guinée au Matching Fund pour l’achat d’intrants nutritionnels ; introduction de nouveaux vaccins ; construction d’un centre de cancérologie avec unité de radiothérapie.
Un héritage structuré, un défi de continuité

Au terme de son mandat, le Dr Oumar Diouhé Bah laisse à Madame Khaïté Sall un ministère doté :
d’outils stratégiques clairs,
de projets structurants déjà engagés,
d’un capital humain désormais mieux reconnu et valorisé.
L’enjeu, désormais, est de consolider ces acquis, approfondir les réformes, et assurer que chaque Guinéenne et chaque Guinéen, où qu’il se trouve, puisse accéder à des soins de qualité sans tomber dans la précarité.
La refondation sanitaire en Guinée n’est plus un slogan : elle s’est incarnée dans des décisions courageuses, des infrastructures visibles, des textes fondateurs et une vision de long terme. Le bilan posé à l’occasion de cette passation de charges marque une inflexion : celle d’un pays qui a décidé de faire de la santé non plus une variable d’ajustement, mais un pilier de son avenir.
Par le service de communication du ministre
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