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Ce lundi 16 février 2026, le Tribunal de première instance de Dixinn, délocalisé à la Cour d’Appel, a repris ses auditions dans le cadre du volet concernant le colonel Bienvenu Lamah. Une journée marquée par le récit déchirant d’un fils de victime, mais aussi par une mise en garde musclée des avocats de la défense qui dénoncent l’usage de « faux documents » par certaines parties civiles.
Le cri du cœur d’un fils
Le silence était pesant lorsque Oumar Bah, commerçant résidant à Cosa, s’est avancé à la barre. Son témoignage, sobre et poignant, a replongé l’assistance dans l’horreur de cette journée de septembre 2009. Aîné d’une fratrie de neuf enfants, il est venu porter la voix de son père, militant de l’UFDG, tombé sous les balles.
Le récit est classique dans sa tragédie : un père qui part manifester pour ses convictions malgré les craintes de son épouse, une matinée d’espoir qui bascule dans l’angoisse des tirs, puis le silence insupportable d’un téléphone qui ne répond plus. « Nous avons retrouvé son corps parmi ceux restitués à la mosquée Fayçal le vendredi suivant », a relaté Oumar Bah.

Le rapport médico-légal est formel : une balle dans l’omoplate gauche. Si le témoin concède ignorer l’identité exacte du tireur, sa quête de justice reste entière. Pour lui, comme pour les nombreuses victimes qui se succèdent à la barre, l’enjeu est d’établir les responsabilités de ceux qui commandaient au stade ce jour-là.
La défense s’attaque à la validité des preuves
Cependant, face à cette charge émotionnelle, la défense du colonel Bienvenu Lamah a choisi l’offensive juridique. Constatant que plus de 60 parties civiles sont encore attendues, les avocats ont dénoncé une « multiplication inquiétante » de documents administratifs et médicaux à l’authenticité douteuse.
Le constat des conseils du colonel est cinglant :
–Anachronismes : Des extraits de naissance établis en 2025 pour des faits datant de 2009.
–Vices de forme : Des certificats médicaux sans signature identifiable.
-Absence de mise en cause : La défense souligne qu’à ce stade, aucun témoin n’a directement cité le nom de leur client dans les exactions relatées.
Menaces de poursuites contre les structures sanitaires
Pour les avocats de la défense, le risque d’un enlisement du procès est réel si la vérification des pièces n’est pas durcie. Ils soupçonnent certaines victimes de vouloir « s’enrichir illicitement » en profitant de la solennité des assises.
Le ton est monté d’un cran lorsque la défense a annoncé son intention de poursuivre en justice les établissements de santé ayant délivré des documents jugés complaisants ou falsifiés. Des plaintes pourraient être déposées dans les prochains jours, marquant un tournant procédural majeur dans cette affaire.
Entre la douleur des familles qui demandent réparation et une défense qui verrouille le terrain des preuves, le procès du 28 septembre s’installe dans une phase de confrontation de plus en plus technique et électrique.
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il y a 2 heures
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