Plainte d’un greffier contre l’ex-président de la Cour constitutionnelle : la défense invoque l’irrecevabilité de l’action

il y a 2 heures 14
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Mohamed Lamine Bangoura a fait face, ce lundi 2 mars 2026, aux questions de l’avocat de l’Agent judiciaire de l’État.

Sans détour, Maître Pépé Antoine Lamah a posé toutes les questions liées au détournement présumé des 20 milliards de francs guinéens à cet ancien président de la Cour constitutionnelle : la gestion qui a été faite du budget de 20 milliards de francs guinéens alloué à la Cour, les fonds spéciaux alloués par la présidence lors des élections sous Alpha Condé, l’achat de sa maison à Dakar (Sénégal), entre autres.

Comme à l’entame de cette procédure, le prévenu est revenu de long en large sur l’usage de ces fonds et sur la méthode de paiement de sa maison au pays de la Téranga. Des réponses qui ne satisfont pas la partie civile.

« J’avoue que les réponses données à mes questions par Dr Mohamed Lamine Bangoura, ex-président de la défunte Cour constitutionnelle, confortent davantage l’accusation. J’ai posé des questions sur les chefs d’infraction poursuivis, sur le détournement des données publiques. Docteur Mohamed Lamine Bangoura a voulu se dérober de ses fonctions d’ordinateur principal des dépenses de la défunte Cour constitutionnelle. Nous avons cité les dispositions de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Cour d’alors qui attestent clairement qu’il était l’ordinateur principal et que le DAF était le comptable. Cette déclaration a été confortée par les affirmations de ses anciens collègues conseillers de la Cour constitutionnelle, notamment Docteur Ansoumane Sacko, Terna et plusieurs autres. Sur l’utilisation de ces fonds, Docteur n’a pas été à mesure de donner une réponse affirmative sur l’utilisation, par exemple, des fonds qui déclarent lui avait été verssés par le Chef de l’Etat à l’occasion des élections. Il a soutenu qu’entre 3 à 5 milliards lui ont été versés à l’occasion des élections. Qu’est-ce qu’il a fait de ces fonds ?
Est-ce qu’il peut nous justifier l’utilisation de ces fonds ? Il dit qu’il n’y a pas de document comptable qui explique l’utilisation de ces fonds.
Est-ce que les autres conseillers étaient au courant de l’existence de ces fonds ? Nous n’avons pas eu une réponse satisfaisante sur la question. »

La partie civile a également sollicité un renvoi pour communiquer des pièces. Elle a informé la Cour que le montant incriminé dépasse les 2 milliards de francs guinéens.

À la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), le prévenu a nié les faits de détournement de deniers publics, de corruption, d’enrichissement illicite, de blanchiment de capitaux et de complicité mis à sa charge.

Pour trancher, la Cour, présidée par Yagouba Conté, a signifié à l’avocat du prévenu Mohamed Lamine Bangoura qu’elle est saisie suivant l’ordonnance de renvoi, laquelle indique clairement que le greffier Lanciné Kankou Keita s’est déjà constitué partie civile. La Cour a donc décidé de l’entendre.

L’affaire a été renvoyée au 9 mars pour la suite des débats, la comparution des prévenus (en fuite) et la communication des pièces par la partie civile.
Affaire à suivre !

Lébêré Baldé

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