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En Guinée, la réforme de l’administration publique franchit un nouveau cap, avec des résultats tangibles qui traduisent une volonté politique affirmée d’assainissement et de modernisation de l’appareil d’État.
Engagées depuis plusieurs mois, ces mesures visent à instaurer durablement une culture de rigueur, de transparence et de responsabilité dans la gestion des ressources humaines et financières.
Dernier fait marquant en date : le ministre de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, a révélé, il y a à peine 72 heures, l’existence de fraudes massives au sein du fichier administratif de l’État.
Selon les données officielles, 652 agents publics, bien que résidant à l’étranger, continuaient de percevoir indûment leurs salaires. Une situation jugée inacceptable par les autorités, qui ont aussitôt ordonné la suspension conservatoire de leurs rémunérations.
Cette action s’inscrit dans une vaste opération de contrôle et de fiabilisation des effectifs de la fonction publique. Elle illustre la détermination du gouvernement à mettre fin aux pratiques frauduleuses longtemps enracinées, qui ont contribué à fragiliser les finances publiques et à entacher la crédibilité de l’administration guinéenne.

Les chiffres déjà enregistrés donnent la mesure de l’ampleur du phénomène : plus de 2 000 agents fictifs ont été identifiés et radiés des effectifs de l’État.
Cette opération d’assainissement a permis de générer une économie budgétaire estimée à plus de 233 milliards de francs guinéens, révélant ainsi l’ampleur des pertes financières subies par le Trésor public au fil des années.
Au-delà de l’impact financier, ces réformes traduisent une mutation progressive de la gouvernance publique. Elles envoient un signal fort en faveur de l’éthique administrative et de la redevabilité, tout en incitant les autres institutions, notamment judiciaires, à renforcer leur implication dans la lutte contre l’impunité.
Dans cette dynamique, l’ouverture d’une enquête préliminaire par Cour de répression des infractions économiques et financières constitue une étape décisive. Elle vient consolider le dispositif de contrôle en garantissant que les auteurs de ces irrégularités répondent de leurs actes devant la justice.
À travers ces initiatives, les autorités, à travers le ministre Bourouno et ses équipes, entendent poser les bases d’une administration plus crédible et performante, fondée sur le mérite, la transparence et la responsabilité. Si le chantier reste vaste, les premiers résultats obtenus nourrissent déjà l’espoir d’une transformation durable de la gouvernance publique en Guinée.
Youssouf Keïta
L’article Guinée : l’État serre la vis aux “fonctionnaires fantômes”, économise plus de 233 milliards GNF et suspend 652 agents pour anomalies est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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il y a 58 minutes
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