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Alors que la Guinée accélère sa mue industrielle, la structuration d’une main-d’œuvre qualifiée s’impose comme un levier clé pour accompagner la montée en puissance des grands projets miniers. Entre enjeux opérationnels et ambition de souveraineté économique, un workshop organisé le 8 avril à Abidjan, à l’initiative de Neemba, a permis de dresser un état des lieux partagé et d’identifier des pistes concrètes pour renforcer le développement des compétences locales.
En Guinée, les fondamentaux du secteur minier confirment une dynamique exceptionnelle. Porté par une production de bauxite qui a dépassé les 180 millions de tonnes ces dernières années et par le lancement du projet Simandou — un investissement estimé à plus de 20 milliards de dollars, reposant sur des réserves de plus de 2 milliards de tonnes de minerai de fer — le pays s’impose comme l’un des futurs piliers de l’industrie extractive mondiale. Dans un contexte où le secteur représente près d’un quart du PIB et jusqu’à 90 % des exportations, les enjeux liés au développement des compétences locales prennent une importance croissante.
Une mobilisation croissante autour des compétences
Le workshop, organisé par Neemba Guinée , concessionnaire Caterpillar en Afrique de l’Ouest, a réuni plusieurs acteurs du secteur, dont Mamadou Lo, Directeur de Neemba Guinée, Riaan van der Walt (COO, Mansa Resources), Aissata S. Beavogui (Directrice Pays, Predictive Discovery Mining et Présidente de Women in Mining Guinée), ainsi que Kaba Aly (Directeur Général, GPC Groupe), en présence également de représentants de la direction du groupe Neemba, parmi lesquels Adiline Haykal, Directrice Générale, et John Bergin, Directeur Mines.
Les échanges ont mis en évidence un constat partagé : la montée en puissance des projets miniers s’accompagne d’une demande accrue en compétences techniques, notamment pour les opérateurs et les techniciens spécialisés.
« Le besoin en compétences dans le secteur minier guinéen est aujourd’hui une réalité structurante », souligne Mamadou Lo. « Il est essentiel d’anticiper les besoins en capital humain pour accompagner durablement l’avenir industriel du pays. »
Pour les acteurs présents, la question des compétences n’est plus seulement un enjeu de long terme, mais un facteur déterminant pour la performance opérationnelle des projets.
- Un enjeu de formation, mais aussi de préparation
Les discussions ont également mis en lumière un défi important : l’écart entre le niveau de préparation des jeunes et les exigences des métiers techniques.
De nombreux participants ont souligné la nécessité de renforcer les dispositifs de formation, tout en intégrant des phases intermédiaires de mise à niveau, afin d’élargir le vivier de profils qualifiés. L’enjeu n’est pas uniquement de former, mais de créer les conditions pour permettre à un plus grand nombre de jeunes d’accéder à des parcours professionnalisants.
- Kankan-Kouroussa : un territoire stratégique
La région de Kankan-Kouroussa concentre ces enjeux. Zone de développement minier en pleine structuration, elle illustre à la fois le potentiel du pays et les défis à relever, notamment en matière de main-d’œuvre qualifiée et de cohabitation avec l’orpaillage artisanal.
Les participants, dont Aissata S. Beavogui, présidente de Women in Mining Guinée, s’accordent sur un point : l’interdiction pure et simple de l’orpaillage est une impasse. La stratégie doit passer par l’encadrement, l’évolution vers des coopératives structurées et la démonstration que la formation technique offre une stabilité que l’orpaillage ne garantit pas. Faire de Kankan-Kouroussa un « territoire pilote » permettrait de tester cette cohabitation entre secteur artisanal et industrie lourde.
- Le contenu local comme levier de transformation
Au-delà de l’emploi direct, le contenu local est désormais envisagé comme un levier structurant du développement économique. Il s’agit non seulement de renforcer les compétences locales, mais aussi de favoriser l’émergence d’un tissu de PME capables d’intervenir sur la chaîne de valeur minière.
Cette dynamique s’inscrit dans une logique plus large de souveraineté industrielle, visant à réduire la dépendance aux compétences importées et à ancrer davantage la valeur ajoutée au niveau national. Dans cette perspective, une restitution des échanges a été réalisée auprès du Ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, afin d’inscrire ces réflexions dans le dialogue avec les autorités publiques.
Neemba, un acteur engagé dans la structuration du secteur
Dans ce contexte, Neemba entend jouer un rôle actif dans le développement du capital humain et industriel en Guinée, en s’appuyant notamment sur des dispositifs de formation structurants, à l’image de la Neemba Academy, un centre régional de formation technique aux standards internationaux inauguré en avril 2026 à Abidjan.
Le groupe, qui participe au projet emblématique de Simandou, prévoit notamment le lancement, dès 2026, de l’initiative Cap & Cap dans la région de Kankan-Kouroussa. Ce projet vise à développer une infrastructure industrielle de référence intégrant des ateliers de dernière génération, des capacités logistiques et un centre de formation aux standards Caterpillar.
Ce projet ambitionne de renforcer les capacités techniques locales, de favoriser le transfert de compétences et de contribuer concrètement aux objectifs de contenu local.
Dans une logique plus large de structuration de l’écosystème minier guinéen, Neemba Guinée est également sponsor officiel de la première édition du Women’s Day, organisée le 25 avril à Conakry, par la Chambre des Mines et l’association Women in Mining Guinée. Cette initiative vise à promouvoir un environnement plus inclusif et à renforcer l’accès des femmes aux métiers du secteur extractif, ainsi que leur accès à des postes de leadership.
Avec Neemba
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