CRIEF : la recomposition de la Cour relance plusieurs dossiers sensibles

il y a 2 heures 15
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La reprise des audiences devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) s’accompagne d’un bouleversement majeur dans plusieurs procédures judiciaires en cours. À la suite d’un changement de composition de la juridiction, quinze dossiers au total, dont ceux de Mohamed Lamine Bangoura et de l’Agence internationale pour la promotion pharmaceutique (AIPP), ont été rouverts et repris intégralement depuis le début.
Parmi les premières affaires examinées ce lundi 27 avril 2026 figure celle de l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura. Bien que le dossier ait été déjà à un stade avancé- les débats étant clos avant la suspension des audiences- la nouvelle configuration de la chambre de jugement, présidée par Alpha Camara, a imposé une reprise complète des débats. Seul à comparaître, ses co-prévenus étant en fuite, l’ancien haut magistrat a été interrogé par la Cour, le ministère public et ses avocats, rejetant l’ensemble des accusations portées contre lui. L’audience a toutefois été renvoyée au 4 mai, en raison de l’absence des avocats de la partie civile.
Dans le même élan, le dossier de Aboubacar Makhissa ainsi que celui impliquant Yamoussa Keïta, Lamine Sangaré et l’AIPP, poursuivis notamment pour atteinte à la santé publique et infractions liées aux produits pharmaceutiques, a également été appelé à la barre. Mais là encore, l’absence des prévenus et des différentes parties a empêché la tenue des débats. À la demande de la défense, la Cour a renvoyé l’affaire au 4 mai prochain.
Ces reports illustrent les conséquences immédiates de la recomposition de la CRIEF, qui oblige la juridiction à reprendre à zéro des dossiers parfois très avancés, prolongeant ainsi les délais de jugement.
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