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Dans un décret publié ce samedi 25 avril, le président de la Transition, le Général de corps d’armée Mamadi Doumbouya, a déclaré d’utilité publique, les emprises nécessaires à la construction de la ligne haute tension 225 kV reliant Manéah à Linsan. Cette décision s’inscrit dans le cadre global de l’aménagement du barrage hydroélectrique d’Amaria.
Un projet d’envergure sur plus de 140 kilomètres
Le décret présidentiel définit précisément les zones désormais sous contrôle de l’État, pour permettre la connexion des réseaux intégrés. Les sites stratégiques concernés sont les suivants :
À Manéah (Coyah) : un domaine de 105 hectares réservé pour l’implantation du poste électrique.
À Linsan (Kindia) : une superficie de 455 hectares dédiée au poste de transformation.
Le couloir de transport : une ligne de 140 km de long sur 30 mètres de large, reliant les deux localités. Elle traversera, notamment, les sous-préfectures de Kouriah, Friguiagbé, Damakania, Kolenten et Souguéta.
Infrastructures routières : le projet prévoit également des routes de remplacement et de désenclavement sur un linéaire de 140 km, ainsi que les emprises des axes Coyah-Kindia et Kindia-Linsan.
Mise à disposition et gestion par KSE International
Ces terres sont officiellement déclarées propriétés de l’État guinéen et mises à la disposition de la société KSE International Limited pour la durée des travaux du projet Amaria. Les modalités précises de cette occupation seront régies par des conventions internationales spécifiques, relatives aux ouvrages communs.
Interdictions et déguerpissement : ce qu’il faut savoir.
Le décret est formel : à compter de sa signature, toute nouvelle occupation, transaction ou cession de terrain (bâti ou non bâti) est strictement interdite, dans les zones citées.
Libération des emprises : les occupants actuels seront déguerpis au fur et à mesure des besoins du chantier, conformément à la réglementation en vigueur.
Délais : l’expropriation doit, en principe, être réalisée dans un délai de trois mois. Toutefois, pour des besoins spécifiques d’urbanisme, ce délai pourra être prorogé jusqu’à cinq ans, avec justification.
Immatriculation et coordination gouvernementale
Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire est chargé de procéder à l’immatriculation foncière de ces zones, avant leur affectation définitive.
Enfin, pour garantir l’application rigoureuse de cette mesure, une large coalition ministérielle a été mobilisée. Pas moins d’une dizaine de départements (Énergie, Mines, Environnement, Administration du Territoire, Finances, Sécurité, etc.) sont sommés de veiller, chacun en ce qui le concerne, à l’exécution correcte de cet acte.
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il y a 2 heures
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