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Dans un contexte de redéfinition des équilibres géopolitiques mondiaux, la capitale fédérale américaine est devenue, ce mercredi 4 février 2026, l’épicentre des enjeux miniers planétaires. Sous l’égide de l’administration Trump, les États-Unis ont réuni un conclave de 55 nations stratégiques pour jeter les bases d’un futur accord international d’approvisionnement en minerais critiques. Au premier rang des invités de marque : la République de Guinée, représentée par une délégation de haut niveau.
Une présence guinéenne stratégique au Département d’État
Selon les informations exclusives parvenues à notre rédaction, c’est le ministre des Mines, Bouna Sylla, accompagné du conseiller à la Présidence, Ousmane Doumbouya, qui porte la voix de Conakry dans ces négociations de haute volée. La présence de ce tandem souligne l’importance capitale que le palais Mohammed V accorde à la valorisation des ressources du sous-sol dans le sillage du projet Simandou.
La rencontre, présidée par le Secrétaire d’État américain Marco Rubio, a vu la participation d’autres géants miniers du continent, notamment la République Démocratique du Congo (RDC) et le Kenya, confirmant la volonté de Washington de sécuriser ses chaînes d’approvisionnement face à l’hégémonie de Pékin.
La bauxite guinéenne : au-delà de l’aluminium, le trésor des terres rares
Si la Guinée est mondialement connue pour ses réserves de bauxite, dont les exportations caracolent désormais à près de 180 millions de tonnes par an, l’enjeu de cette mission américaine réside ailleurs : dans les terres rares.
Il est désormais scientifiquement établi que les gisements de bauxite de la dorsale guinéenne contiennent des concentrations significatives de minéraux critiques (scandium, yttrium, entre autres). Ces éléments sont devenus le « pétrole du 21ème siècle », indispensables à la fabrication des aimants pour véhicules électriques, des éoliennes et des technologies de défense de pointe.
Vers une révision des conventions et la transformation locale
L’enjeu pour le ministre Bouna Sylla est double. Il s’agit d’une part de rassurer les investisseurs américains sur la stabilité du cadre légal guinéen, et d’autre part d’imposer la vision de la transformation locale.
Pour Conakry, la stratégie est claire :
1. Révision contractuelle : Intégrer explicitement l’extraction et le traitement des terres rares dans les nouvelles conventions minières pour capter une rente jusqu’ici ignorée.
2. Révolution industrielle : Accélérer le passage de la bauxite à l’alumine sur le sol guinéen. La transformation sur place permettrait non seulement de décupler les revenus de l’État, mais aussi de faciliter l’extraction des sous-produits critiques lors du processus de raffinage.
Un arbitrage délicat entre Washington et Pékin
En participant à ce sommet initié par l’administration Trump, la Guinée joue une partition diplomatique serrée. Alors que la Chine reste le principal partenaire commercial du secteur minier guinéen, cette ouverture vers les États-Unis offre à Conakry un levier de négociation inédit.
Si la Guinée parvient à structurer cette filière des terres rares avec l’appui technologique américain tout en maintenant ses flux vers l’Asie, elle pourrait s’imposer comme l’acteur incontournable de la transition énergétique mondiale.
Reste à savoir quelles garanties le ministre Sylla ramènera de Washington pour transformer ces discussions de salon en retombées concrètes pour le panier de la ménagère guinéenne.
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il y a 3 heures
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