Lola : 41 veaux abattus à Lainé, l’État interpellé

il y a 2 heures 13
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À Lainé, localité située à quelques kilomètres de Lola, l’élevage n’est plus seulement un moyen de subsistance : il devient une activité à haut risque. Dans la nuit de samedi à dimanche, une attaque d’une rare violence a visé des éleveurs de la zone. Bilan : 41 veaux abattus, des bouviers agressés et des familles plongées dans la détresse.

Survenue aux environs de 4 heures du matin, l’attaque ne ressemble en rien à un simple acte de vandalisme. Tout porte à croire à une opération ciblée. Malgré la présence d’un enclos grillagé, des assaillants, encore non identifiés, ont réussi à s’introduire dans le parc, abattant méthodiquement les animaux avant de semer la panique. Des gardiens ont également été violemment pris à partie.

Derrière ce lourd bilan, ce sont des moyens de subsistance anéantis. Djiba Sangaré, l’un des propriétaires touchés, évoque des menaces antérieures restées sans suite. « On m’avait prévenu. Aujourd’hui, on a tout perdu », confie-t-il, encore sous le choc. Même indignation chez Aly Badra Camara, qui dénonce un acte incompréhensible : « nos bêtes n’avaient causé aucun dégât. Pourquoi une telle cruauté ? », s’interroge-t-il.

Au-delà de l’émotion, cette attaque pose une question de fond : qui assure la protection des éleveurs dans cette zone ? Dans une région où l’économie repose largement sur l’agropastoral, la répétition de tels actes installe un climat de peur durable. L’insécurité, autrefois cantonnée aux axes routiers et aux centres urbains, s’étend désormais jusque dans les enclos.

Loin d’être isolé, ce drame s’inscrit dans une série d’incidents qui fragilisent davantage un secteur déjà précaire. En l’absence d’une réaction rapide et ferme des autorités, le risque est réel de voir émerger des représailles ou un abandon progressif de l’activité pastorale.

Aujourd’hui, les victimes ne réclament pas uniquement justice. Elles exigent une présence effective de l’État : des enquêtes rigoureuses, l’identification des auteurs, et surtout des mesures concrètes pour sécuriser durablement les exploitations.

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