Charles Wright au DG de l’hôpital Jean Paul II : « même si c’est ma mère ou mon père, quiconque a pris les biens, on ira chercher….»

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Le procès opposant le parquet spécial au directeur général de l’hôpital Jean Paul II, Soriba Soumah et Cie, s’est ouvert ce lundi 4 mai 2026 devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).

Les prévenus, Soriba Soumah, directeur général de l’hôpital Jean Paul II, Ismaël Traoré, et Mohamed Sangaré, comptable en fuite, sont poursuivis pour des faits présumés de détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, faux et usage de faux en écritures publiques, enrichissement illicite et complicité. Ils sont placés sous mandat de dépôt à la maison centrale depuis le 29 avril 2026.

À la barre, le directeur général de l’hôpital Jean Paul II a rejeté les accusations portées contre lui. Il a soutenu que son comptable, Mohamed Sangaré, en fuite, aurait falsifié sa signature en son absence à Conakry afin de procéder à des retraits de plusieurs montants sur les comptes du centre hospitalier.

Lors de la phase des questions du parquet, le prévenu a adressé une doléance au procureur spécial, Alphonse Charles Wright : « Monsieur le procureur spécial, je vous voyais à la télévision, ministre, juge, qu’on aime ou pas, vous êtes un grand homme. Pour l’amour du bon Dieu, revoyez ma situation. Un père de famille qui vient devant le juge et qui se retrouve aussitôt en prison, surtout dans des endroits où se trouvent les plus grands bandits du pays. Je suis un cadre, je suis directeur général de Jean Paul II. Monsieur le procureur spécial, je voudrais vous dire un mot. Je suis devant la Cour, j’accepte, c’est le destin. Mais permettez-moi de rentrer chez moi, j’ai une famille, j’ai des enfants. Je réside non loin de votre bureau. Je ne vais pas fuir. Ce n’est pas pour deux milliards et quelques que je vais fuir. Je jure sur le Coran et sur Dieu, je ne vais pas fuir. Permettez-moi de venir libre répondre à vos questions. Je me suis engagé à servir mon pays et la nation. Cela reste et demeure. »

En réponse, le procureur spécial Alphonse Charles Wright a déclaré : « Il y a aussi des bandits à col blanc. Mais rassurez-vous, la politique du parquet spécial a changé. La réussite d’un parquet spécial ne se mesure pas au nombre de personnes détenues, mais au fait que les biens de l’État soient récupérés. À ce stade, lorsque votre avocat en fera la demande, nous examinerons votre situation. Nous sommes convaincus, quelque part, que vous n’allez pas fuir ce pays. Ici, il ne s’agit pas d’humilier les gens. Même si c’est ma mère ou mon père, quiconque a pris les biens, on ira les chercher. Notre détermination ici est totale. »

Elisa CAMARA

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