Kaloum- Jugé pour outrage et violence : « J’étais venu au palais pour voir le président afin qu’il m’aide avec mes deux femmes »

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Le procès de Lamine Sangaré s’est tenu ce lundi 2 mars 2026 devant le tribunal correctionnel de Kaloum, après son interpellation à la devanture du Palais Mohammed V.

En détention depuis le 16 février dernier, le jeune homme était poursuivi pour outrage à agent et violences. Selon le procès-verbal d’interrogatoire, il aurait été interpellé par des agents en poste devant le palais présidentiel alors qu’il affirmait vouloir rencontrer le chef de l’État, Mamadi Doumbouya, afin d’obtenir son aide concernant « la situation de ses deux femmes ». Toujours selon le dossier, il se serait ensuite violemment attaqué à un agent.

À la barre, le prévenu a contesté cette version des faits. Il a déclaré ne pas avoir été interpellé devant le palais Mohammed V, mais plutôt au Pont du 8 Novembre. Il affirme également que l’agent aurait été le premier à lui porter des coups. Il a par ailleurs soutenu être marié à deux femmes.

Le président du tribunal, Mamadou Dian Diallo, lui a alors demandé :

« Donc si vous avez des problèmes avec vos femmes, c’est au président de résoudre ça pour vous ? »

Le prévenu est resté silencieux.

Poursuivant son interrogatoire, le magistrat l’a questionné sur la date de ses mariages.

« J’ai fait mes deux mariages en 2026 », a répondu Lamine Sangaré.

Appelé à la barre, son père, Sidiki Sangaré, a livré une tout autre version. Il a expliqué que son fils est son unique enfant et qu’il souffre depuis plus de quatre mois d’une dépression mentale, précisant qu’il s’agirait d’une maladie héréditaire dans leur famille. Il a indiqué que Lamine avait quitté le domicile familial à Kissosso, où il suivait un traitement, pour rallier à pied Kaloum. Il a également affirmé que son fils n’a en réalité aucune épouse.

Dans ses réquisitions, la substitut du procureur, Djéné Cissé, a fait savoir que, selon les informations reçues de la Maison centrale de Conakry, le prévenu présente un comportement instable.

« Les faits sont établis, mais ils ne sont pas imputables au prévenu parce qu’il n’est pas mentalement stable. Nous vous demandons donc de le renvoyer à des fins de poursuite », a-t-elle déclaré.

Constatant l’état mental du jeune homme, le président Mamadou Dian Diallo a finalement prononcé son renvoi à des fins de poursuite et ordonné sa remise en liberté immédiate.

Elisa CAMARA

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