Guinée : les partis ont six mois pour se conformer ou disparaître… (officiel)

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Un nouveau tournant s’ouvre pour les formations politiques en République de Guinée. À la suite de la promulgation de la loi organique LO/2025/035/CNT du 21 novembre 2025, un cadre juridique inédit encadre désormais la création, l’organisation, le fonctionnement et le contrôle des partis politiques.
Dans un communiqué officiel, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation informe les dirigeants des partis légalement constitués qu’un délai transitoire impératif de six mois leur est accordé pour se mettre en conformité avec les nouvelles exigences. Cette période court du 25 novembre 2025 au 25 mai 2026.
Passé ce délai, la sanction est sans appel : tout parti n’ayant pas satisfait aux obligations prévues par la loi perdra automatiquement son statut juridique, sans préjudice d’autres sanctions prévues par les textes en vigueur.

Une réforme en profondeur exigée

Durant cette période de transition, les partis politiques sont appelés à revoir en profondeur leurs textes, leurs structures, leurs organes et leurs pratiques, conformément aux dispositions légales. La réforme doit être totale et documentée.
Le dossier de mise en conformité, à déposer en quatre exemplaires au Secrétariat de la Direction Générale des Affaires Politiques, devra obligatoirement comprendre :
• Les procès-verbaux des congrès extraordinaires de mise en conformité tenus à tous les niveaux (comités de base, sous-sections, sections, fédérations et bureau exécutif national), attestant de l’adoption des réformes exigées ;
• Les statuts et le règlement intérieur actualisés, signés et timbrés, intégrant notamment le principe de l’alternance démocratique et la mise en place d’une instance interne chargée de régler les différends ;
• La liste nominative des membres des organes de direction, avec un quota minimum de 30 % de femmes dans les instances décisionnelles, de la base au sommet ;
• Un programme politique actualisé, présentant clairement le projet de société du parti ;
• Le quitus fiscal individuel de chaque membre du Bureau exécutif national ;
• Les copies des titres de propriété ou contrats de bail du siège national ainsi que des sièges locaux implantés dans les 33 préfectures du pays.

Un enjeu de survie politique

Le ministère insiste : seul un dossier complet et conforme permettra aux partis de conserver leur reconnaissance légale. À défaut, la perte du statut juridique sera automatique, conformément aux dispositions de l’article 51 de la loi organique.
À travers cette réforme, le gouvernement affirme vouloir consolider une démocratie « forte, inclusive, responsable et respectueuse des valeurs républicaines ».

Les autorités assurent également leur disponibilité à accompagner les partis dans ce processus de régularisation.
Ce communiqué tient lieu de notification officielle. Le compte à rebours est lancé pour l’ensemble des acteurs politiques du pays.

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