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Ce lundi 2 mars, la médiathèque du Centre culturel franco-guinéen a vibré d’une énergie particulière : celle d’un événement qui a failli ne pas voir le jour, mais qui revient plus ambitieux que jamais. La 18e édition des 72heures du Livre se tiendra finalement les 23, 24 et 25 avril prochains, autour d’un thème résolument tourné vers l’avenir : « Jeunesse et numérique : créativité, innovation, engagement ».
Une édition arrachée à la difficulté, portée par la conviction que le livre demeure un levier d’émancipation pour la jeunesse guinéenne.
Une édition qui a failli ne pas avoir lieu
Commissaire générale de cette 18e édition, Aïcha Kaporo Soumah n’a pas masqué les obstacles traversés. Avec franchise, elle a reconnu que l’organisation de cette nouvelle édition était loin d’être acquise.
La 17e édition avait laissé des traces. Les moyens manquaient. Les ambitions restaient grandes. Et pendant un moment, l’idée même d’annuler l’événement a été envisagée.
Mais l’engagement institutionnel a relancé la dynamique. Le ministère de la Culture a réaffirmé son soutien, permettant ainsi aux équipes de reprendre le travail avec détermination.
« Cette nomination n’est pas un aboutissement, mais une responsabilité », a déclaré la Commissaire générale, soulignant que les 72heures du Livre sont bien plus qu’un simple rendez-vous littéraire : c’est un projet national, un projet pour la jeunesse et pour le rayonnement culturel de la Guinée.
Le livre au cœur de l’émancipation des jeunes
Dans un pays majoritairement jeune, l’enjeu est clair : rapprocher la jeunesse du livre et désormais du numérique.
Pour Aïcha Kaporo Soumah, le digital ne remplace pas la lecture, il l’amplifie. Il permet de raconter nos propres histoires, de valoriser nos talents et de donner à l’innovation « un accent guinéen ».
Cette 18e édition ambitionne ainsi de créer un véritable écosystème où dialoguent littérature, culture et technologies numériques. Un espace d’expression pour les jeunes, mais aussi un laboratoire d’idées et un catalyseur d’engagement.
Une organisation portée par une dynamique féminine
Présidente du Comité d’organisation, Diaka Camara a salué le travail d’une équipe engagée, composée majoritairement de femmes. Elle a promis une édition à la hauteur des attentes, voire supérieure à la précédente, malgré les défis logistiques et financiers.
La détermination est affichée : faire de cette 18e édition une réussite collective.
Le soutien affirmé de l’État
Représentant le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, le Chef de Cabinet Thierno Hamidou Bah a rappelé que les 72heures du Livre sont devenues un rendez-vous majeur du calendrier culturel national.
Selon lui, le livre ne se limite plus au papier. Il se décline désormais en formats numériques, en plateformes interactives et en expériences hybrides. Et qu’à ce titre, le numérique constitue une opportunité stratégique pour démocratiser l’accès au savoir et stimuler la créativité.
Il a réaffirmé le soutien du département ministériel, tout en soulignant que promouvoir le livre revient à promouvoir la mémoire collective, la pensée critique et la citoyenneté.
Une ambition nationale
Au-delà des discours, la 18e édition des 72heures du Livre se présente comme : une plateforme d’expression pour la jeunesse ; un espace de dialogue entre écrivains, éditeurs, universitaires et entrepreneurs ; un levier d’innovation pour les industries culturelles et créatives ; un outil de rayonnement pour la Guinée sur la scène internationale.
Malgré les difficultés, le message est clair : les 72heures du Livre continueront. Parce que derrière chaque jeune, il y a une promesse. Parce que derrière chaque livre, il y a une conscience qui s’éveille. Et parce que la culture demeure l’un des piliers les plus solides pour construire l’avenir.
La 18e édition s’annonce ainsi comme celle de la résilience, de la transformation et de l’audace.
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il y a 2 heures
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