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« Nous irons aux élections, mais nous ne saurions cautionner un processus dénué de crédibilité et de garanties démocratiques »
À l’approche des élections législatives et communales du 24 mai 2026, la tension monte d’un cran sur l’échiquier politique guinéen. Au cœur des critiques : l’implantation accélérée du mouvement GMD (Bâtir ensemble). Lors d’une conférence de presse ce mercredi 25 février, Faya Millimouno, leader du Bloc Libéral (BL) et figure de proue de la Coalition des partis pour la rupture (CPR), a fustigé une dérive autoritaire visant, selon lui, à ressusciter le modèle du parti-unique.
Un tournant « existentiel » pour la démocratie
Pour l’ancien candidat à la présidentielle de décembre dernier, le scrutin à venir dépasse le simple cadre d’une joute électorale. C’est, à ses yeux, un test de survie pour la République :
« La Guinée est à un tournant décisif. L’enjeu est institutionnel, républicain et, surtout, existentiel. Notre histoire nous enseigne que lorsque le pouvoir se concentre sans contre-pouvoir, la démocratie s’effondre. C’est précisément ce que nous vivons », a-t-il martelé.
L’ascension du GMD, structure ayant soutenu la candidature du président Mamadi Doumbouya en 2025, cristallise les craintes d’une fusion entre l’appareil d’État et une formation politique. Faya Millimouno pointe directement du doigt le Premier ministre, Bah Oury, l’accusant d’orchestrer cette mutation.
Le leader du BL dénonce aussi un espace civique « dangereusement rétréci », marqué par la suspension de partis, la fermeture de médias et l’interdiction de manifester, etc.
Invoquant le passé douloureux de la Guinée, Faya Millimouno a rappelé que l’ère du parti-État avait jadis provoqué une fuite massive des cerveaux et des élites. Pour lui, l’unité nationale ne doit pas être confondue avec une « uniformité politique » imposée ».
A l’en croire, «l »unité doit être garantie par des institutions neutres : une justice équitable, une administration impartiale et des forces de défense républicaines. Pas par un parti politique. Il faut séparer l’État de la politique politicienne. »
Exigence de transparence et participation conditionnée
Au-delà des principes, le leader politique exige des comptes, notamment sur l’origine des fonds utilisés pour le déploiement du GMD. Il appelle à une « neutralité obligatoire » des ministres, gouverneurs et préfets, ainsi qu’à une traçabilité rigoureuse du financement des activités politiques.
Malgré ce réquisitoire sévère, la Coalition des partis pour la rupture (CPR) ne pratique pas la politique de la chaise vide. Elle confirme sa participation au scrutin du 24 mai, tout en fixant ses lignes rouges : « Nous irons aux élections, mais nous ne saurions cautionner un processus dénué de crédibilité et de garanties démocratiques. »
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il y a 2 heures
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