Guinée : disparition, exil et censure, l’exercice du journalisme sous pression

il y a 4 heures 18
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La Journée mondiale de la liberté de la presse est célébrée cette année en Guinée dans un contexte marqué par des inquiétudes persistantes quant aux conditions d’exercice du métier de journaliste. Entre cas de disparition non élucidé, pressions et exil, l’environnement médiatique apparaît de plus en plus fragilisé.

Parmi les situations les plus préoccupantes figure celle de Habib Marouane Camara, administrateur du site d’information Lerevelateur224.  Le journaliste et éditorialiste a été arrêté le 3 décembre 2024 à Conakry. Depuis, aucune information officielle sur sa destination. Plusieurs mois après les faits, sa famille affirme être toujours sans nouvelles.

L’absence de clarification autour de ce dossier alimente les interrogations et constitue un point de tension majeur dans l’évaluation des garanties liées à la sécurité des professionnels des médias.

Au-delà de ce cas, les contraintes liées à l’exercice du journalisme semblent s’accentuer. Des journalistes évoluent dans un climat jugé difficile, oscillant entre autocensure et risques accrus.

Cette situation a conduit certains d’entre eux à quitter le pays. C’est le cas notamment d’Abdoul Latif Diallo et de Mamoudou Babila Keita, contraints à l’exil depuis quelques années.

Ces éléments s’inscrivent dans une tendance plus large. Dans son classement publié le 30 avril, Reporters sans frontières (RSF) indique que la Guinée occupe désormais la 111e place sur 180 pays, avec un score de 48,45, soit un recul de huit places par rapport à l’année précédente.

Dans ce contexte, la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse intervient sur fond de préoccupations croissantes quant à l’évolution de l’environnement médiatique dans le pays.

Toutefois, le président de la Haute autorité de la communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo a démenti les affirmations selon lesquelles la presse n’est pas libre en Guinée. “Un diplomate m’a dit que si ce qu’il écoute sur les radios, si ce qu’il lit dans la presse en ligne se faisait dans son pays, beaucoup de journalistes seraient en prison. On ne le dit pas souvent”, a-t-il déclaré, tout en magnifiant les actions en faveur de la presse  posées par le président Mamadi Doumbouya dès la prise du pouvoir le 5 septembre 2021, notamment l’octroie d’une maison de la presse aux journalistes.

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