Élections du 31 mai en Guinée : le retrait de certaines candidatures révèle les limites du code électoral

il y a 2 heures 17
PLACEZ VOS PRODUITS ICI

CONTACTEZ [email protected]

Quelques jours après l’annonce du retrait des listes de candidatures du parti Front démocratique de Guinée (FRONDEG), dirigé par Abdoulaye Yéro Baldé, en vue des élections législatives du 31 mai, les interrogations demeurent quant aux conséquences juridiques d’une telle décision.

Selon le juriste Kalil Camara, la loi électorale établit déjà un principe clair : « Les candidatures aux élections législatives sont présentées par les partis politiques, même si des candidatures indépendantes sont également prévues à titre exceptionnel”.

Sur la procédure, il rappelle les dispositions de l’article 169 du code électoral : « Après le dépôt des candidatures, une fois cette phase clôturée, il n’est plus possible de procéder à des retraits, substitutions ou remplacements ».

Toutefois, le juriste souligne un silence du texte sur un point précis : « La loi ne prévoit pas les conséquences du retrait d’un parti politique après le dépôt des listes ».

Cette zone d’ombre ouvre la voie à des incertitudes. Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi, la Direction générale des élections (DGE) a indiqué que certains candidats présentés par Yéro Baldé entendent poursuivre la course électorale.
En s’appuyant sur les dispositions du code électoral, Kalil Camara précise que le retrait du parti n’entraîne pas automatiquement la disparition des listes déjà validées : « Certains candidats peuvent se retirer par loyauté, tandis que d’autres peuvent maintenir leur candidature».

Dans le cadre du scrutin proportionnel, cette situation pourrait devenir problématique. « Si une liste obtient des sièges alors qu’il n’y a plus suffisamment de candidats, cela crée un vide », prévient-il, évoquant une difficulté pratique non encadrée par la loi.

Face à ce cas de figure, la responsabilité reviendrait à la DGE de trancher, avec le risque de susciter des contestations. « Il peut y avoir des conséquences juridiques, mais aussi politiques », insiste Kalil Camara, évoquant l’impact potentiel sur la crédibilité du scrutin.

Ce retrait met en lumière les limites du dispositif légal actuel, confronté à une situation que le code électoral n’avait pas explicitement anticipée.

L’article Élections du 31 mai en Guinée : le retrait de certaines candidatures révèle les limites du code électoral est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.

Lire l'article en entier