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Le Syndicat national de l’Éducation (SNE) a tenu, ce vendredi 1er mai 2026 à Dixinn, le congrès national de son comité des femmes.

À l’issue de la rencontre, les 35 membres du bureau ont été installés, en présence du secrétaire général du syndicat, Michel Pépé Balamou, qui a axé son intervention sur l’engagement des enseignants dans les salles de classe.
Dans un discours ferme, le responsable syndical a déploré le décalage entre les revendications portées par certains enseignants et leur présence effective sur le terrain.
« Aujourd’hui, on n’a pas célébré le 1er mai, mais ce n’est pas grave. Mais il faut que vous invitiez nos amis à l’intérieur du pays et même à Conakry à enseigner. Parce que toutes les plaintes que nous recevons, c’est ça : que les gens demandent trop de revendications, mais ils n’enseignent pas », a-t-il déclaré.
Pour lui, la crédibilité du mouvement syndical repose avant tout sur l’exemplarité.

« Nous devrons être des modèles. Si nous, qui sommes vos responsables, sommes en classe, nous enseignons, pourquoi pas vous qui êtes à la base ? », a-t-il lancé, insistant sur le lien direct entre engagement professionnel et efficacité des luttes syndicales.
« Parce que les revendications, si nous les tenons franchement et que nous travaillons, ça veut dire que vous nous rendez plus forts sur le terrain », a-t-il ajouté.
Évoquant les tensions récentes dans le secteur éducatif, Michel Pépé Balamou est revenu sur la suspension des menaces de grève, privilégiant le dialogue avec les autorités.
« Vous l’avez vu, quand on a menacé, on a mis une mission de contrôle sur le terrain… malgré que la menace a été suspendue. C’était une façon d’essouffler un peu ce qui allait venir », a-t-il expliqué, avant de souligner que « la raison a prévalu sur l’émotion ».
Il a également rappelé la mise en place de trois commissions mixtes pour examiner les principales préoccupations du secteur, notamment la situation des enseignants contractuels, les primes de fonction et la révision du statut particulier.
« On n’a pas abdiqué, mais nous avons accepté de surseoir parce que le gouvernement a tendu la main. Les trois commissions sont en train de travailler », a-t-il indiqué.
Insistant sur l’importance du statut particulier, il a affirmé : « Le statut particulier est ce qui va sauver l’enseignement guinéen… Il faut investir dans l’enseignant. Si nous investissons dans l’enseignant, croyez-moi que l’éducation va marcher. »
Ce congrès du comité des femmes du SNE/LE s’inscrit autour du thème : « Identifier et combattre la discrimination de genre et les préjugés dans le milieu scolaire », mettant en lumière la nécessité de promouvoir l’égalité, l’équité et un environnement éducatif inclusif, tout en renforçant l’engagement des acteurs du système éducatif.
Mayi Cissé
L’article Michel Pépé Balamou : “toutes les plaintes que nous recevons disent que les enseignants font trop de revendications, mais n’enseignent pas” est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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