Détournement de 18 milliards GNF à la BNIG : excédé par les renvois, Alpha Mohamed Kallo réclame l’ouverture de son procès

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Le procès opposant l’État guinéen à Alpha Mohamed Kallo, ancien directeur général de la Banque nationale d’investissements de Guinée (BNIG), a de nouveau été renvoyé ce lundi 4 avril 2026 devant la Chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Ce report prolonge l’attente d’un prévenu incarcéré depuis près de quatre ans à la Maison centrale de Coronthie.

Initialement annoncée comme une reprise des débats à zéro, l’audience n’a finalement pas pu se tenir en raison de l’absence des avocats de la partie civile. La juridiction a donc renvoyé l’affaire au 11 mai prochain.

Après plus d’un mois et demi de débats devant la CRIEF, Alpha Mohamed Kallo demeure dans l’incertitude quant à l’issue de son dossier. Il est poursuivi pour le détournement présumé de 18 milliards de francs guinéens destinés à la rénovation du siège de la BNIG à Kaloum.

Face à ce nouveau renvoi, le prévenu n’a pas caché son exaspération devant la lenteur de la procédure : « Cela fait quatre ans que je suis en détention. Mon procès est sans cesse renvoyé. Nous en sommes, je crois, au septième renvoi. Je demande à être jugé maintenant », a-t-il déclaré à la barre.

Le parquet, par la voix du substitut du procureur spécial Biwon Millimono, a tenté d’apaiser les tensions : « Monsieur Kalo, nous comprenons votre situation. Soyez assuré qu’avec la nouvelle composition, votre dossier va évoluer. »

Placée sous mandat de dépôt depuis le 26 juillet 2022, Alpha Mohamed Kallo fait face à de lourdes charges, notamment détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, faux et usage de faux en écritures publiques, ainsi qu’atteinte à la liberté d’accès et à l’égalité des candidats dans les marchés publics.

Dans cette affaire, plusieurs coaccusés sont également cités : Maurice Eugène Alécaut, actuellement libre pour raisons de santé ; Ibrahima Tounkara, ancien cadre de la BNIG en fuite ; ainsi que des entités morales, dont Afriland First Bank et les sociétés Ejico et Djoliba Pêche.

Malgré les nombreuses requêtes introduites par la défense, toutes les demandes de mise en liberté provisoire ont jusqu’à présent été rejetées.

La prochaine audience, fixée au 11 mai, devrait être consacrée à la citation de la partie civile, une étape attendue pour la poursuite effective des débats.

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