Silence glaçant de Dadis Camara après la mort de Toumba : quand les journalistes remuent une plaie encore ouverte

il y a 3 heures 24
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Depuis le décès d’Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, le 25 mars 2026 à Conakry, un silence intriguant entourait la réaction de l’ancien président de la transition. Un silence que les journalistes ont finalement brisé, en mettant clairement le couteau dans la plaie.
Interrogé depuis l’étranger, Moussa Dadis Camara n’a pas cherché à masquer sa réserve face à une question pourtant attendue sur d’éventuelles condoléances. « Vous me parlez de condoléances ? (…) personne n’est à l’abri de la mort (…) je n’ai aucun commentaire à faire là-dessus », a-t-il déclaré, dans un ton qui tranche avec l’émotion que suscite généralement ce type de disparition.
Une réponse brève, presque fermée, qui donne le ton de l’échange. Comme si l’ancien chef de la junte refusait d’entrer dans un registre personnel ou affectif. « La mort frappe à toutes les portes (…) même moi qui suis en train de vous parler, je ne suis pas à l’abri », a-t-il insisté, préférant rester sur une réflexion générale plutôt que sur le cas précis de son ancien compagnon d’armes.
Mais derrière cette prudence, le passé ressurgit inévitablement. Revenant sur les événements de 2009, Dadis Camara évoque, à demi-mot, la tentative d’assassinat dont il affirme avoir été victime. « Je suis un être humain. Un homme qui a attenté à ta vie pour t’éliminer n’a pas réussi », lance-t-il, comme pour rappeler la profondeur de la fracture entre lui et Toumba.
Dans la même veine, il fait référence aux déclarations faites lors du procès, notamment sur la mort de Joseph Makambo Loua. « Il a déclaré publiquement (…) avoir exécuté mon chef des opérations », souligne-t-il, avant de marquer une nouvelle distance : « Je ne veux pas m’étendre sur ce sujet ».
Une retenue répétée, presque martelée, qui traduit à la fois une volonté de contrôle et une gêne palpable. Pourtant, en laissant échapper ces fragments, l’ancien dirigeant ravive malgré lui une mémoire encore sensible. « Ce qu’il faut retenir, c’est que dans la vie, il faut faire très attention et croire en Dieu », ajoute-t-il, dans un ton qui se veut plus détaché.
Puis, comme pour clore définitivement le sujet, Dadis Camara s’en remet à une forme de fatalité : « Dieu détient la vie de tous les êtres humains ». Une manière de refermer la discussion sans réellement répondre aux attentes.
Et c’est peut-être là que réside l’essentiel : malgré les années, malgré les témoignages et les verdicts, certaines vérités restent enfouies. Et certaines plaies, elles, ne semblent toujours pas prêtes à se refermer.
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