Contrôle des dépenses d’investissement : les contrôleurs financiers en atelier de renforcement des capacités

il y a 3 heures 21
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Une trentaine de contrôleurs financiers ont entamé ce lundi 2 mars 2026, un atelier de renforcement des capacités axé sur le contrôle des dépenses d’investissement. Initiée par le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, à travers la Direction nationale du contrôle financier (DNCF), cette session de formation a été officiellement lancée par la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla. La cérémonie a réuni des contrôleurs financiers venus de Conakry et des régions de l’intérieur du pays.

L’objectif de cet atelier est de renforcer leurs compétences en matière de programmation et de budgétisation des dépenses d’investissement, en vue d’améliorer l’efficacité et la rigueur dans la gestion des finances publiques.

« Le présent atelier a été conçu comme un cadre d’apprentissage, de perfectionnement et d’harmonisation des pratiques. Il vise également à maîtriser les processus de programmation et budgétisation des dépenses d’investissement, approfondir la maîtrise des procédures de contrôle des dépenses d’investissement et améliorer la qualité de l’analyse des dossiers d’engagement et de liquidation. Il s’agit aussi de connaître les techniques d’évaluation de la performance des programmes, le renforcement la prévention des risques budgétaires et financiers et promouvoir une application uniforme des textes règlementaires en vigueurs», a expliqué Oumar Barry, Directeur National du contrôle financier. 

Dans son intervention, le représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) souligne l’engagement de l’institution à accompagner l’État guinéen dans le renforcement de ses capacités administratives et budgétaires.

« Le PNUD est particulièrement honoré d’accompagner cette initiative dans le cadre de son programme de renforcement de capacité nationale, convaincu qu’aucune réforme ne peut-être durable sans un investissement constant dans le capital humain de l’administration publique. Notre engagement vise à soutenir l’État Guinéen dans la consolidation de système budgétaire plus performant, plus transparent et d’avantage orienté vers le résultat. Nous souhaitons que cet atelier contribue à renforcer une culture de rigueur, de performance et de redevabilité dans la gestion des  investissements publics au service du développement économique et du bien-être des populations Guinéens», a rassuré, Diallo Mamadou sarifou Diao, économiste national PNUD. 

Prenant, la parole, la ministre de l’économie, des finances et du budget a souligné l’importance de cet atelier. Pour Mariama Ciré Sylla, il permet aux bénéficiaires d’exécuter leur travail dans de bonne condition en lien avec des standards internationaux.

« Cet atelier indique l’importance que le chef de l’État et le chef du gouvernement ensemble accordent à une gestion saine de nos dépenses publiques, et de manière plus particulière dans nos dépenses d’investissement. Comme vous savez le programme Simandou 2040, à plusieurs ambitions en terme de projet, programme d’investissement à mettre en œuvre. Ce pendant, plus on a des ressources affectées à ces types de dépenses d’investissement, plus important de s’assurer qu’on a une gestion financière saine de ces investissements. Cet atelier cadre avec l’ambition que le ministère de l’économie, des finances et du budget à, d’outiller les ressources humaines travaillant sur ces dépenses d’investissement avec des capacités permettant d’exécuter leur travail dans les meilleures conditions, mais surtout en lien avec la rigueur budgétaire, avec des standards internationaux et le professionnalisme qu’il y a dans ce travail», a fait comprendre Mariama Ciré Sylla. 

Poursuivant, la ministre trace ses attentes: « c’est un atelier dont les formateurs sont aussi des Guinéens. Donc c’est vraiment du contenu local complet. Et l’objectif, c’est que, au sortir de la formation, les différents contrôleurs financiers soient mieux outillés, soient mieux équipés pour vraiment s’assurer que les dépenses faites au niveau de l’investissement répondront au standard requis par la réglementation en vigueur et par les standards internationaux. Et par ailleurs, cette année marque le début de notre basculement du budget de moyen, un budget qui est focalisé sur des crédits vers un budget programme, donc un budget focalisé sur une logique de performance des résultats, de l’impact de nos populations,  et cela vient avec des changements de procédure, avec un apprentissage qui requis pour qu’ils puissent accompagner ce basculement comme il le faut», a-t-elle mentionné. 

En à croire la ministre, ce renforcement de capacités va continuer de manière continue sur l’année afin de toucher les autres cadres du ministère de l’économie et des finances, mais aussi les cadres des autres départements impliqués dans le processus du budget programme et de la mise en œuvre du programme Simandou 2040. 

Mansaré Soumah Naby Moussa

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