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Les conseillers nationaux du CNT, réunis en session plénière ce mercredi 26 février 2026, ont examiné et autorisé la ratification de deux importants accords de financement. Il s’agit de l’accord de prêt entre la République de Guinée et l’IDA, relatif à la seconde convention de financement additionnel du Projet de riposte d’urgence et d’appui au programme NAFA, ainsi que de l’accord de financement entre la République de Guinée et la Banque islamique de développement (BID), dans le cadre du projet de construction du corridor routier régional Guinée-Sénégal (tronçon-Mali-Gadhalougué).
La plénière de ce mercredi a été précédée de travaux à huis-clos, en commissions et en inter-commissions. Ces travaux ont permis d’examiner en profondeur les deux accords avant leur présentation en séance plénière.
Selon le rapport officiel rendu public à l’issue de la session, l’accord relatif au financement additionnel du programme NAFA a suscité de vives observations de la part des conseillers nationaux, notamment sur la question des transferts monétaires, tout en reconnaissant la nécessité de venir en aide aux personnes vulnérables.
Quant à l’accord de prêt portant sur la construction du corridor routier régional Guinée-Sénégal (tronçon-Mali-Gadhalougué) a également fait l’objet d’observations, en particulier en raison du retard accusé dans la réalisation du premier lot de cette infrastructure, souligne le rapport.
Le montant de l’accord de prêt entre la République de Guinée et l’IDA s’élève à 50 millions de dollars américains. Il est assorti d’une durée de remboursement de 40 ans, dont 11 années de grâce. La date de clôture des décaissements est fixée au 31 décembre 2026.
Les travaux en commissions et en inter-commissions ont permis de passer au peigne fin plusieurs points, notamment : le processus d’identification des bénéficiaires ; l’évaluation de l’impact du projet sur ces derniers ; les critères de sélection des personnes et des localités ciblées par ce financement additionnel ; le tableau d’amortissement ; ainsi que la situation des entreprises locataires de la cité Chemin de fer et des autres riverains affectés par l’explosion du principal dépôt de carburant à Kaloum.
S’agissant de l’accord de financement entre la République de Guinée et la Banque islamique de développement (BID), son montant s’élève à 140 millions d’euros, pour une période de remboursement de 15 ans, dont 5 ans de grâce.
Dans leurs conclusions, les conseillers nationaux estiment que l’examen du financement additionnel relatif au Projet de riposte d’urgence et d’appui au programme NAFA montre qu’il constitue « un levier stratégique pour le renforcement du système national de protection sociale et l’amélioration de la résilience des ménages pauvres et vulnérables face aux chocs ».
À ce titre, poursuit le rapport, ce financement permettra « d’élargir la couverture des filets sociaux, de consolider les capacités institutionnelles, d’améliorer la réactivité des mécanismes d’intervention d’urgence et de couvrir les activités prioritaires identifiées par le Gouvernement dans le Plan d’action d’urgence, à la suite de l’explosion du principal dépôt pétrolier de Kaloum ».
« Toutefois, l’atteinte des résultats escomptés demeure conditionnée par une gouvernance rigoureuse, une gestion transparente des ressources, un suivi-évaluation efficace, ainsi qu’une coordination renforcée entre les acteurs impliqués. La mise en œuvre diligente des recommandations formulées contribuera à garantir l’efficacité, la durabilité et l’impact réel de ce financement au bénéfice des populations. A cela s’ajoute le caractère hautement concessionnel de ce financement, son alignement avec les priorités nationales de lutte contre la pauvreté et l’impact socioéconomique attendu.
En ce qui concerne l’accord pour la construction du Corridor routier régional Guinée-Sénégal (Tronçon Mali-Gadhalougue), il est à souligner que la réalisation de ce projet est en cohérence avec la vision du Gouvernement relativement à la densification du réseau routier qui se poursuit, à la modernisation des infrastructures de transport, à la sécurisation du déplacement des populations et de leurs biens, ainsi qu’au renforcement effectif de la connectivité des deux pays (Sénégal et Guinée) », peut-on lire dans le rapport.
Avant d’accorder l’autorisation de ratification de ces deux importants accords, les conseillers nationaux ont formulé à l’endroit du Gouvernement des recommandations jugées aussi importantes qu’urgentes.
Parmi celles-ci figurent notamment l’institution d’un audit annuel indépendant du projet, avec transmission des conclusions au Parlement, ainsi que la mise en place, dès la phase de construction, d’un plan pluriannuel d’entretien routier afin de garantir la durabilité de l’investissement.
MohamedNana BANGOURA
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il y a 1 heur
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