Charles Wright annonce: « Les dossiers classés sans suite seront revus »

il y a 3 heures 16
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Ferme et intraitable, le nouveau procureur spécial près la CRIEF s’engage sur un nouveau front. Dès sa prise de fonction, il a affiché sa volonté de passer au peigne fin les procédures abandonnées : « Les dossiers qui ont été classés sans suite seront revus », a-t-il déclaré, rappelant au passage aux officiers de police judiciaire (OPJ) qu’ils ne doivent recevoir d’ordres que de la justice.

Conscient de la complexité de sa mission et des contraintes qui l’entourent, l’ancien président de la Cour d’appel de Conakry compte aller plus loin. Outre les dossiers classés sans suite, il promet de réexaminer les cas de personnes poursuivies pour corruption, même si celles-ci ont bénéficié d’un blanchiment par le passé.

« Toutes les personnes qui ont été poursuivies par l’administration publique en République de Guinée pour des faits de corruption ont été blanchies. Je respecte l’indépendance du siège, mais dans l’intérêt de la loi, nous réexaminerons tous ces dossiers. S’il existe des faits nouveaux de nature à engager l’action publique dans l’intérêt de la société guinéenne, je n’hésiterai pas. Qu’on ne vienne pas nous dire : « Nous avons été blanchis ». La loi stipule que si une décision de justice est rendue et que des faits nouveaux apparaissent, ils justifient le déclenchement de l’action publique », a-t-il rappelé.

Le nouveau procureur spécial a également tenu à marquer une rupture nette dans sa communication : « Je vous le dis ici : à partir d’aujourd’hui, vous ne m’entendrez plus. J’avais promis, en quittant le siège, que je ne parlerais plus après mon dernier discours. Quand j’aurai fini de m’exprimer aujourd’hui, le silence sera de mise », a-t-il prévenu.

Enfin, il a instruit tous les services détenteurs de dossiers liés à la criminalité financière de les déposer sans délai à son cabinet.

« Je vais inviter l’ORDEF et l’administration centrale à déposer l’ensemble de ces documents dès lundi à mon bureau. Nous jouons avec l’avenir de nos propres enfants. Un franc détourné, c’est une femme enceinte qui décède à Kouroussa », a-t-il conclu.

Alhassane Fofana 

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